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36 FORCE N AVALE.
Connaissances exigecs : L’aritbme'tique , y compris le calcul de'cimal; les six premierslivrcs d’Euclide , les elemcus d’algebre ct ]a grammaire anglaise : les eleves devaicnt aussiUrc aisc'mcnt le franr.ais , de maniere ä ec qu’ils pussent profiter des ouvrages publies danscette langtie , sur des sujets relatifs ä l’architecture navale.
IIs sont nonrris, loge's et velus aux frais de l’e'tat; mais au lieu du blanchissage ct despetites de'penses indispensables, ils rejoivent 25 l. st. en commenjant, et 5 de plus chaqueanne'e , jusqu’ä la septieme qui devait etrc passee ä la mer
Les candidats doivent presenter cliacun deux cautions de 5oo l. st. , qui sont confisque'espar l’etat, si les j'eunes gens quittcnt le Service de la marine, avant l’expiration des dix anne’esqui suivent leur apprentissage. A l’expiration de cct apprentissage, les e'leves sont eligiblesa tous les emplois de la direction des coustructions navales : en attendant qu’il y ait desplaces vacantes , ils servent comme surnumeraires , aux appoiulemens de i5o l. st. pen-dant chacnne des trois premieres annees, ct ensuite de 180 l. st. par an.
La moitie du temps des eleves est consacrce aux etudes theoriques , l’autre moitie auxtraces de la salle des gabarits , et au travail manuel sur les cbantiers , etc. ; non pasaux travaux les plus rüdes , mais ä ceux qui peuvent le plus developpcr rintelligence et lesavoir. Les eleves sont examine's chaque anne'e ; le compte de cet examen est adresse äl’amiraute' ainsi qu’au conseil naval.
Si nous refiechissons sur les reglemens clont nous venons derapporter les principales mesures, nous verrons qu’aujourd’huimeme, tandis que le gouvernement s’efforce de releyer la pro-fession de constructeur des yaisseaux de l’etat, il continue ce-pendant a la regarder comme un metier. Aussi n’est-ce pasune educatiou liberale qu’il est cense donner aux jeunes con-strucleurs : il les soumet aux lois d’apprentissage imposees parla reine Elisabeth, aux diverses especes de metiers.
Il n’est pas e'tonnant qu’en ravalant ainsi ces eleves a leurspropres yeux, le gouvernement croie devoir prendre des me-sures pour les empecher de quitter le Service, lorsqu’ils aurontacquis une instruction superieure a celle de la classe d’artisansavec laquelle on affecte de les confondre. L’administralion bri-
* Cette derniere dc'cision , malgre sa bonte', et malgre les excellentes instructions don-nees ä cet e’gard par les commissaircs de revision , n’a jamais ete mise en exe'eution. Lescominissaires avaient pris le soin de regier la naturc et le detail des etudes que devaientfaire ä bord les eleves mge'nicurs.
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