ETUDES ET TRAVAUX. 29
tions utiles. Mais dans un pays oü les Sciences et les arts sonttres-avances , dans un pays oü les lumieres sont le partage d’ungrand nombre d’individus de tous les rangs et de tous les etats,cette marche est peut-etre la plus certaine et la plus sage.Chez un peuple tres-riche et tres-industrieux, il suffit que lesliommes ingenieux aient un juste espoir de voir leurs Servicescouronnes par d’honorables re'compenses , pour qu’ils fassentayec joie toutes les avances de lemps et de capitaux qui sontnecessaires ä ce succes meme.
C’est ainsi qu’ont ete perfectionnees, par l’activite, le talent etla fortuue des particuliers., la corderie, la fabrication des cablesde fer * et des caisses en fer etc. Les plus beaux produits deces arts, confectionnes hors des arsenaux deletat, recoivent unjuste encouragement, par les abondantes demandes d’un gou-vernement qui sait prendre en grand toutes les mesures utiles.
On voit souvent des particuliers pleins de zele , entreprendrepar association, des travaux d’utilite publique extremement re-commandables. Parmi ces travaux il faut placer dans un rangtres-distingue, les experiences de la societe formee pour le per-fectionnement de l’architecture navale. Ces experiences faites surune assez grande echelle dans le Dock du Groenland (ä South-wark) , ont ete dirigees de maniere ä faire ressortir les diversgenres de re'sistance que les fluides opposent au mouvementdes corps flottans. Il est ä regretter que cette utile Institution ,faute de secours efficaces, ait. termine trop tot ses travaux, etse soit totalement dissoute.
Le nombre des ouvrages ecrits par les Anglais, sur les Sciencesde la marine, n’est pas tres-considerable. Us n’ont rien que
Le gouvernement comraande chaque annee des cäLles de fer, ä Ja compagnie SamuelBrown, pour plus d’un milliou de francs.
* En 1817,7,000 caisses en fer, pour contenir 14,000 lonneaux d’eau, furent com-m andres ä Dickenson et a Maudslay , l’un inyentcur , l’autre fabricateur de ces caisses,