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procedes, pendant un an : eile montait ä plus de 4 °o,ooo f.,et pareille somme fut accorde'e a Finyenteur, independammentde toutes ses depenses premieres dejä remboursees.
L’inge'nieur R. Seppings ayant, depuis dix ans, perfectionnebeaucoup la charpente des vaisseaux, le gouvernement lui afait offrir 100,000 f. de recompense, apres l’avoir cree Che-valier heredilaire. Mais, sir Robert trouvant trop faible la re'-compense, declara qii’il preferait ne rien obtenir, plutöt qued’accepter si peu. En consequence, on a joint ä ce don de Centmille Francs, une pension viagere considerable.
A cette munificence opposons un seul exemple pris dans lamarine francaise. Lorsque l’ingenieur Hubert eut construit äRochefort, le beau moulin qui sert ä la fois au curage d’unavant-bassin, au laminage et au tournage des metaux, au broie-ment des couleurs, etc., le ministre Decres, lit accorder a cetofficier une gralihcation de ,six Cents francs . G 7 est la seule re-compense qui, sous le regime imperial, ait ete decernee ä desofficiers du genie. Celles meme que la loi prescrivait de don-ner, lors de la construction de chaque vaisseau, ne le furentpas, malgi’e leur modicite. Grace ä cette parcimonie, pen-dant toute l’epoque dont nous parlons, les Sciences et les artsde la marine francaise sont restes stationnaires. Mais cela pou-vait-il etre autrement dans un temps oü le ministre declaraitquhl ne lui fallait que des matelots pour marins, et des char-
pentiers pour ingenieurs * ?.
Revenons aux travaux scientiliques de la marine anglaise. Legouvernement recompense beaucoup les succes obtenus : il faitpeu pour preparer et faire naitre les applications et les inven-
■* L’auteur doit dire ici qn’il n’a jaraais eprouve de la part de ce miuistre , ni injustice >ni chätiment. II ne saurait donc etre guide par aucun motif d’animosite' personuellc , enparlant d’un regime qu’il juge uniquement d'apres l’illiberalite' des principes et des -wesqui dirigeaient alors la force nayale de France.