ETUDES ET TRAVAUX. 27
Depuis Harrison et Mayer, l’art de lliorlogerie d’uue pari * ,de l’autre l’optique ** et l’astronomie, ont fait de tres-grandsprogres , dans leurs applications ä la marine.
Nous venons de voir avec quelle grandeur et quelle gene-rosite le parlement d’Angleterre encouragea l’application desSciences aux arts nautiques. On a justement loue Louis XIVpour sa munificence envers les savans. Mais jamais ses largessesn’approcherent de l’offre et du don d’un denii-million, a l’ar-tiste ou au savant qui resoudrait avec succes un seul problemevraiment utile. Le parlement l’ä fait, et cette offre, digne d’ungrand peuple, a suffi pour imprimer un mouvement prodigieuxä l’application des Sciences aux arts de la marine.
Je n’entrerai pas ici dans le detail des recompenses accordeesposterieurement au prix de Harrison ***. Le gouvernement an-glais s’est toujours montre genereux envers les Iiommes qui ontperfectionne les arts de la marine.
Ainsi, lorsque le Francais Brunei eut pendant la derniereguerre, etabli sa belle poulierie dans l’arsenal de Portsmouth ,on calcula l’economie qui resullait de l’emploi des nouveaux
* C’est aux Leroi, aux Mudge , aux Berthoud , aux Brcguet , qu’011 doit d’avoir perfec-tionue ce be! art, qu’ils 011I eclairc de toutes les tbe'ories de la pliysique et du calcul. Dansnot re discours sur le Progres des arts de la marine francaise, depuis la paix de 1814,nous avons tachc de retracer quelqu’ide'e des Services qui sonl dus a MM. Breguet.
** Long-temps les Anglais fureut seuls en possessiou d’executer des instrumens par-faits, pour les observations nautiques. Mais ä cote des Dollond, des Ramsden et desTrougliton , nos Lenoir et nos Fortin , 110s Cauchoix , nos Jeker et nos Lcrebours saventaujourd’kui produire d.es instrumens qui ne laissent rien ä desirer pour la regularite desmouvemens, l’exactitude des divisions et la perfection des verres. Les Anglais e'taient e'ga-lement le seul peuple qui sut pre'parer la matiere premiere de ces verres , aujourd’liui nousn avons plus rien a leur envier sous ce point de vue , comme sous tant d’autres rapports.
¥¥¥ citerai seulement celui que remporta l’horloger Mudge , pour avoir l’occasionde rendre hommage ä la memoire de son fils qui dirigeait le leve' trigonometrique et la cartemilitair dee la Grande-Bretagne : depuis la publication de la premiere partie de mon ou-viage qui dut beaucoup aux Communications de cet lionorable ami , le general Mudge atermiue sa carriere qui fut constamment voucc aux Sciences.