FORCE NAVA LE.
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En 1765, le prix de a. 5 o,ooo f. est accorde a J. Harrison *.On declare qu’un prix egal lui sera decerne , s’il presente dansl’intervalle de six mois, trois instrumens aussi parfaits que celuiqui meritait la premiere recompense. ( Act. 5 , Geo. III, c. 20).
Par le meine acte, on accorde 75,000 f. ä la veuve deMayer, pour les Tcibles de la lune, publiees par ce grandastronome : tables dont Texactitude permettait de resoudrele probleme des longitudes avec une rare precision , en em-ployant les principes de Newton, et quelques theoremes d’Eulerqui recut 7,5oo f. du parlement d’Angleterre. Enün , un nou-veau prix de cent vingt-cinq mille francs est offert ä Fastro-nome qui perfectionnerait ces Tables de la lune , ou qui feraitsoit des decouvertes, soit des ameliorations importantes pourla navigation.
Cet acte est remarquable dans l’histoire des Sciences, parcequ’il est le premier ou le gouvernement britannique ait auto-rise la marine a publier des almanacbs nautiques, pour rendrepopulaire et facile l’usage des tables lunaires **. Nous avons lespremiers donne l’exemple de semblables publications dans l’ou-vrage periodique, connu sous le nom de Coimaissance destemps *** : cet ouvrage et le Nauticäl almanach , sont devenusle manuel de tous les navigateurs.
* Harrison, soulenu par les avances du bureau des longitudes, construisil un dirono-melre avec lequel un navire parli de Portsmouth arriva ä Bridgetown , port des Barbades;et ne s’e'carta pas de dix railles geographiques du vrai point d’arrivee : il avait ainsi sur-passe de beaucoup les limiles d’approximation fixe'es pour le grand prix.
** C’est notre cclebre Lacaille qui le premier a propose de publier un alinanach natilique,dans lequel on inse'rerait les distances de la lune au soleil et a quelques-unes des priucipalesetoiles: il en donna un cxemple pour le mois de juillet 1761 , dans l’e'dition de 1760 , deson ouvrage, intitule : Nouveau iraile de navigation. Seulement Lacaille donnait cesdistances de quatre heures en quatre heures , au Heu qu’on les a depuis donnecs de trois entrois heures dans les almanacbs nautiques.
Picard, astronome contemporain de Louis XIV, a eommence la publication de notreccnnaissance des temps j publication qui se faisait au nom de I’acaddmie des Sciences.