FORCE NAVALE.
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i. Keel-hauling : Plonger le condamne dans la mer, en le faisant pasfer d’un Loid äI’autre par-dessous la quille du bätiment; cette punition n’est pas infligee par lcs coursmartiales , et maintenant cst peu employe'e cornme chatimcnt discretionnaire par les capi-taines des bätimens. — 2. La cale humide , rarcment employe'e maintenant. — 3 . Mastheading : Forcer quelqu’un a se tenir pendant un certain temps sur la tele d’un des mats.C’est assez souvent la punition des aspirans. — ly. Attacher les membres e'tendus du cou-pable contre les haubans d’un navire. Croira-t-on quen France, sous le gouvernementimperial, le commandant de l’ecole maritime de Toulon , punissait ainsi les dlevesconfies ä sa discipline ? Voyez Memoires suv la Marine et les Ponls et Chaussees deFrance et d’Anglelerre, p. 229.
CHAPITRE IV.
Des Sciences et des arts , dans leurs rapports avec la force navale.
De tous les Services publics, la marine est celui qui retire desSciences, les plus nombreux et les plus utiles secours. Sansdoute , meine en ignorant les moyens mathematiques de deter-miner la route suivie par un navire , si l’on se tient en vued’une cöte dont on connait bien les aspects, on peut arriver auterme du voyage, Sans autre guide que la routine et la memoire.Mais qu un coup de vent, une tempete, une obscurite pro fort de,ecartent de la cöte et la fassent perdre de vue, alors , si le ma-rin n’a pas fait une etude speciale des metbodes de calcul etd’observation qui, seules, peuvent lui reveler le point du globeoü il se trouve, il est expose ä mille hazards. Lors meinequ il echappe aux dangers, il eprouve des |retards toujours nui-sibles et dont parfois les consequences lui deviennent fatales.
Tel fut l’etat grossier de la navigation, aux epoques cele-brees par Virgile et par Homere. C’elait alors une longue etperilleuse entreprise que de passer des cötes de l’Asie auxbords Ausoniens , comme le lit Enee, ou seulement aux liesIoniennes, comme le ßt Ulysse. Les Tyriens et les Cartha-
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