Druckschrift 
4,2 (1821)
Entstehung
Seite
21
Einzelbild herunterladen
 

ILTUDES ET TRAVAUX. 3:1

presens a chaque punition $ le capitaine y doit lui-meme as-sisler, pour sassurer quelle est convenablement infligee. »

Malgre ces recommandations qui font honneur au gouver-nement dont eiles emanent, il parait que (le plus souvent) leschatimens corporels ont ete , jusquä ce jour , administres surles vaisseaux anglais avec une severite approchant de la cruaute.Cest ce dont 011 pourra juger par le passage suivant, exlraitdu traite de Mac Arthur, sur les cours martiales, ouvragenous avons puise heaucoup dutiles renseignemens. « Ni laflagellation , ni le chatiment du gantelet, nont ete jamais aussiseveres daus larmee que dans la marine. Douze coups de fouet,assenes sur un dos nu, suivant le mode actuel de discipline,par un aide-boatswain , equivalent au moins a cinquante coupsappliques par un tambour, avec un fouet mililaire. Cela nevient pas tant encore de la dexterite de lexecuteur maritime,que de la plus grande e'paisseur, durete et severite de lin-slrument du supplice, employe par les marins .... On se de-mandera sans doute , d nait cette difference de severitedans les chatimens infliges avec le fouet a neuf queues. Lareponse soffre delle-meme, lorsquon reflechit quaucune courmartiale inferieuie, analogue aux cours regimenlaires nexistedans la marine. Les capitaines de vaisseau sont obliges, parfusage immemorial du Service, de ne pas infliger pour unemediocre offense, plus de douze coups de fouet sur le dos de-po uille dun marin. Car, si la faute merite un plus giand cha-timent , on doit en referer au jugement duue cour martiale.Voila pourquoi cetait Tancien usage dans la mariue, dem-ployer des fouets ä neufs queues, dun tel poids et dune teilecontexture, que la force employee pour assener un seul coupavec un de ces fouets, est egale a celle de quatre des fouets em-ployes dans larmee de terre. » Mac Arthur, t. II, p. 33o.

Voici 1indication de quelques aulres chatimens :