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ETUDES ET TRAVAUX.
ginois acquirent il est vrai plus d’experience de la mer 5mais prives des secours scientifiques dont les modernes ontdecouvert les principes et l’usage , ils sont toujours restesbien loin de la perfection ou l’art nautique est parvenu deno;s jours. L’aiguille aimanle'e fait connaitre une direction quis’ecarte ou s’approche de la direction meridienne, de quan-tites qui varient lentement et peu pour chaque point de laterre : l’experience a fait connaitre ces deviations, et par-lädonne le moyen de determiner l’augle que fait la route du na-vire, avec la direction du nord au midi. Les lumieres fourniespar ce moyen mecanique , sont completees par les observation set les calculs que la geonietrie, l’astronomie, l’horlogerie, l’op-tique et la mecanique fournissent au navigateur pour estimerla longueur, la direction et la duree des routes qu’il parcourt.II a fallu moins de temps aux Bougainville, aux Cook, auxd’Entrecasteaux, aux Freycinet, pour faire le tour du mondeen parcourant des parages inconnus , qu’aux navigaleurs desäges heroiques pour faire de cours trajets, maintenant fran-cbis par de simples bateaux de poste, avec la rapidite, la re-gularite des voyages sur terre. II faut encore le dire, c’est auxSciences qu’est du ce graud et beau progres : elles ont rendubeaucoup d’autres Services a la marine. Les dimensions et lesformes des vaisseaux sont assujetties a des regles mathema-tiques , aujourd’hui completement determinees , pour donnerauxnavires une stabilite süffisante. Lamanceuvre et la Conserva-tion de ces grandes machines, exigent des connaissances varieesde pbysique, de statique et de dynamique. Enfin , si la theoriedumouvement des fluides , et des corps flottans sur des fluides,est encore eloignee de la perfection, eile a cependant fait desprogres tres-sensibles , soit ä Faide du calcul , soit ä Faide deFobservation et de l’experience.
L’histoire. detaillee de ces grandes applications des Sciences