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4,2 (1821)
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19
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ETUDES ET TRAY AUX. T 9

miserable Gut echappe ä lepuration delhonneur, il nauraif.pas eie diflicile de lui trouver desjuges inexorables, parce quetous auraient juge la vie incompatible avec la honte , et le com-mandement avec la defaite.

Chatimens. 11 ny a rien de particulier a dire sur les chati-mens billiges aux ofliciers, si ce nest que pour les faulescapitales et qui entrainent la peine de mort, les amiraux et lescapitaines seulement sont fusilles. Tous les autres ofliciers sontpendus ä la grande-vergue, comme les simples matelois.

Voici quel est le tableau des peines infligees aux simplesmarins , depuis la plus forte jusqu a la plus faible.

i. La mort. 2. Chatiraeut corporel, depuis 12 jusqua 1,000 coups de fouet ä neufqueues. 3 . Courir le gantelet * (supprime par ordre recetit de l'amiraule *).« 4. De-gradation , et conduite ä terre dans une embarcation avec une corde au cou. 5 . Degra-dation de rang pour servir comme matelot. 6. Emprisonnement. 7. Renvoi du Ser-vice et declaration dincapacite de servir le'tat. 8. Renvoi du bätiment : dautres foisetre mis ä la queue de la liste des ofliciers de son rang. q. Suspension de rang ct desolde pendant un ccrtain temps. 10. Reprimande et admonition seVere. 1 1. Re'pri-mandc et admonition mode'ree.( Mac Arthur , pp. 3 i 5 ä 317).

La peine capitale appliquee au moindre individu, ainsi quela degradation des ofliciers nommes par brevet oupar warrant,ne peut-etre prononcee que par les cours martiales maritimes.Les seuls petits ofliciers que le capitaine ait le droit de degradersans jugement de cour martiale , sont le maitre-es-armes, levoilier , le calfat , le cordier , larmurier et son compagnon , le

* Voici comment on faisait courir le gantelet aux matelots. De lavant ä larriere toutI equipage etait ränge en double haie , le long de ebaque bord , de maniere ä former uneligne continue. Le condamne , de'pouille' jusquä la ceinture , avanjait au travers de ladouble haie , au pas ordinaire ou accelerc , suivant la punition ; mais toujours sans courir.TI c'tait precede par le maitre-es-armes qui lui presentait un sabre nu, tandis que le ca-poral d armes suivait cn arriere avec un sabre pareillement nu , afin dcmpecher le sup-plicie d avancer trop vite ou de reculer. Quelquefois on remplagait le caporal par l'aideboatswain tenant en main un fouet ä neuf queues , dont il se servait aussitot que le con-damne retrogradait. Lhi ordre assez recent interdit lusage de cc chaliment.