FORCE NAVALE.
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trop justes sur la nalure et les effets d’une bonne discipline mili-taire, pour ne pas s’efforcer de mettre ces idees en pratiquedans Finstitution de la force navale. Mais comme il fut malseconde, ou plutöt comme il fut presque toujours contrariodans Fexeculion de ce dessein, sa volonte, partout ailleurs sipuissante, echoua devant les obstacles dont il fallait triompher.
Des capitaines, evidemment condamnables, furent traduitspar lui devant des cours maritimes : ils furent absous par desjuges charmes d’etablir en jurisprudence navale, qu’on peut elreinepte ou pusillanime au combat, sans encourir le chatimentmerite par l’incapacite qui compromet la Fortune publique, oula lachete qui deshonore le pavillon national. Quelquefois Napo-leon destitua les membres de ces cours, et voulut faire rejugeree que la loi ne permettait de juger qu’une fois. C’etait agiren despote *, et non pas remedier au mal. Il eut mieux valuconsulter l’opinion publique j chercher a connaitre d’avanceces hommes si faciles sur les fautes contre l’honneur \ ne leurjamais confier de commandement, et les mettre le plus totpossible en retraite; Il fallait appeler aux grades superieurs ,une jeunesse ardente et valeureuse qui languissait dans lesgrades subalternes ; eile eut fait certainement de grandes choses,si on Feut retiree de la tutelle de cette tourbe revolutionnaire ,placee pour notre honte ä la tete de notre marine. Cette jeu-nesse, guidee par un petit nombre d’anciens officiers gene'rauxet superieurs, pleins d’experience et d’un heroisme reconnu,aurait releve la gloire du pavillon francais. Alors , si quelque
* Veut-on connaitre l’esprit des accusations d’un regne tout militaire ? Qu’on lise ce quisuit ( Moniteur, nov. 1811): « Le ministre de la marine fera cxecuter les lois de l’em-pire. Le commandant de la Clorinde sera traduit devant les tribunaux , pour avoir pris si
peu de pari au combat,. pour avoir prdfiri la vie ä Vhonneur . >> Ainsi le Prince
prononce d’autorite l’iufamie de l’officier qu’il va faire juger. Si la peur, l’honneur et lavertu , sont les vehiculcs des etats despotiques , monarchiques et de'mocratiques, je laisseä penser ä quelle forme de gouvernement appartient une teile dc'cision.