ETUDES ET TRAVAUX. 17
cöumie les Carthaginois, punissent de mort l’amiral qui, com-battant ä force pvesque egale, ne remporte pas la victoire. Ainsile general Byng , bien que la cour martiale eut reconnu qu’ilu’avait manque , ni de bonne volonte, ni de bravoure, fut ce-pendant condamne a la peine capitale , et execule. II civait parucoupable de ncivoir pas parfaitement dir ige le combat!
Offrons un exemple plus recent. L’amiral Calder avec desforces inferieures, rencontre les flottes espagnole et francaise ,combinees ; il engage, en les poursuivant, une affaire d’avant-garde et prend deux vaisseaux. II est mis en jugement et cen-sure j parce qu’011 suppose qu’en renouvelant le combat, il pou-vait obtenirun succes plus decisif. Qu’aurait-on faitde Calder,en Angleterre, s’il eut commande la flotte la plus nombreuseet perdu deux vaisseaux, en fuyant une affaire qui devait pre-senter une si belle cbance au savoir et ä la vaillance ? Qu’au-rait-on fait des capitaines * ?
Regarderait-on comme un homme sanguinaire, celui quine craint pas de defendre l’austerite d’une discipline inexo-rable ? Ah ! ce serait bien mal connaitre les sentimens de son
cceur.Il faut placer l’humanite dans le salut du plus grand
nombre •, il faut surtout la placer dans le salut et dans la gloirede la patrie. En epargnant la vie d’un commandant qui trahitson devoir, si vous livrez vos escadres a des defaites certaines ,si vous preparez ainsi la mort ou la captivite d’une foule debraves , certes, c’est vous qui non-seulement etes pusillani-mes, mais barbares et sanguinaires. Egares par une faussepitie pour des chefs Couverts d’honneurs et d’infamie, vousleur sacrifiez l’armee entiere et la fortune de l’etat... Napoleon,malgre l’incoherence de ses vues sur la marine , avait des idees
¥ On aime ä voir, au temps de la republique d’Angleterre , l’amiral Blake otant ä sonpropre frere le commandement d’un vaisseau , pour ayoir manque au Service. Quel autrecapitaine eut alors ose se flauer d’y manqucr inipunemeut ?
IV.
3