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4,2 (1821)
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ETUDES ET TRAVAUX. l5

glais nont eu cle batiment mieux tenu , sous tous les rapportsde la proprete , de la discipliae, du silence et de linstruction.

Sur la flotte britannique , datts le combat comme liors ducombat, la Subordination la plus absolue marque la distancede l inlerieur au superieur.

Non-seulement il nest pas permis au subordonue de rai-sonner sur un ordre quil recoit de son chef, et den diflererdun monient, ni den modilier lexecution, il est defendu auxsubordonnes, de quelque grade quils soient, de rendre laconduite , les talens ou les operations de leurs chefs , lobjet deleurs satires et de leurs observations critiques *. Grace a cessages mesures , jamais un capilaine nest deconside're par ses of-ficiers aux yeux des subalternes, et par ces derniers aux yeux delequipage. Au lieu du Systeme odieux autant quabsurde, quifait de la medisance et de la calomnie un moyen pernicieux dedeconsideration , un respect que rien naltere , maintient entretous les grades cette confiance, cette deference et ce devouementqui, dans les combats, peuvent seuls reunir toutes les voloul.eset tous les efforts, pour oblenir de grands et durables sucees ¥ *.

* Reglemens sur le Service ä la mer.

* ¥ Je suis dautant plus frappc des avantages dun tel Systeme , cpie jai pu juger, parmes yeux, des fatales consequcnces du Systeme contraire. Sous le regime aujourdliui si vautede la marine imperiale , jai vli renouvcler les scandales de Jesprit dinsubordination qui,sous Louis XV et sous Louis XVI, avait, a deux repriscs, perdu la marine franjaise. Jaivu les capitaines de vaisseaux manifester ouvcrtement leur mepris pour la plupart des aini-raux sous lesquels ils scrvaient , ou pouvaient servil 1 ; les capitaines de fregatcs rendre auxcapitaines de vaisseaux les sentimens dabjcction que ceux-la te'moignaient pour les gene-raux; enfin , de grade en grade , jusquaux simples aspirans, jusquaux matelots meines, jaipu voir un esprit de de'nigrement, un Lesoin de repandre la de'consideration sur les chefs etsur le commandeineut , infester lesprit de tout subordonue, detruire la confiance des cqui-pages pour leurs officiers ; et, par la perte de cette confiance, aneantir Penergie et 1eiTi-cacite de la force navale !

Sans doute a 1 epoque dont uous parlons et depuis le commenecment de la re'volution ,le besoin d officiers avait fait placer , ä cote dun petit nombre dhommes dun merile e'galä leur vaillance, d autres officiers qui , sous tous les rapports , ne laissaieut que trop ä de'-