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12 FORCENAVALE,
gee par la reconnaissance nationale, au milieu des etendardsqui rappellent les combats et les yictoires de l’illustre amiral.
J’ai parcouru la plupart des villes importantes de la Grande-Bretagne , et partout, meine dans les lieux les plus recules, auxconfins les plus sauvages du nord de la Caledonie, j’ai vu desmonumens durables, eleves par la reconnaissance des citoyensa la memoire de Nelson. Yoilä par quels nobles temoignagesun pavs nous fait voir qu’il est digne de la victoire.
Que l’on compare ces innombrables monumens , avec ceuxqu’a produits la victoire la plus importante qu’aient jamaisremportee les armees de terre britanniques. Trafalgar n’avaitpoint decide de la cliute de l’empire francais , et W^aterloofait crouler cette puissance imperiale, relevee de ses debriscomme par enchantement. Waterloo delivre f Angle terre etTEurope des terreurs qu’elles avaient si long-temps eprou-vees ä la vue des aigles francaises. W aterloo met ( au moinspour quelques annees * ) la puissance britannique au premierrang de la coalilion des forces continentales. Cependant, sil’on parcourt les trois royaumes, on chercbe en vain de nom-breux monumens qui consacrent ce memorable triomphe. Lesecriteaux d’uu certain nombre de rues et de places; quelquesinscriptions, quelques rares statues •, le nom d’un pont bälipour un objet special, avant que n’eut commence la Campagnedes Cent jours : voila tout ce qui reste, en Angleterre, poureterniser le Souvenir d’une victoire obtenue par des sacrilicesdont le fardeau pese aujourd’hui tout entier sur un peupledesenivre.
II n’y a pas quatre ans que ces reflexions sont ecrites , et de'ja l’Angleterre est, ouparait etre, en dehors de cette coalition. Elle revient un peu vers la cause des peuples,parcc qu’elle coimnence ä craindre dayantage la cause des empcreurs.