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4,2 (1821)
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12
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12 FORCENAVALE,

gee par la reconnaissance nationale, au milieu des etendardsqui rappellent les combats et les yictoires de lillustre amiral.

Jai parcouru la plupart des villes importantes de la Grande-Bretagne , et partout, meine dans les lieux les plus recules, auxconfins les plus sauvages du nord de la Caledonie, jai vu desmonumens durables, eleves par la reconnaissance des citoyensa la memoire de Nelson. Yoilä par quels nobles temoignagesun pavs nous fait voir quil est digne de la victoire.

Que lon compare ces innombrables monumens , avec ceuxqua produits la victoire la plus importante quaient jamaisremportee les armees de terre britanniques. Trafalgar navaitpoint decide de la cliute de lempire francais , et W^aterloofait crouler cette puissance imperiale, relevee de ses debriscomme par enchantement. Waterloo delivre f Angle terre etTEurope des terreurs quelles avaient si long-temps eprou-vees ä la vue des aigles francaises. W aterloo met ( au moinspour quelques annees * ) la puissance britannique au premierrang de la coalilion des forces continentales. Cependant, silon parcourt les trois royaumes, on chercbe en vain de nom-breux monumens qui consacrent ce memorable triomphe. Lesecriteaux duu certain nombre de rues et de places; quelquesinscriptions, quelques rares statues, le nom dun pont bälipour un objet special, avant que neut commence la Campagnedes Cent jours : voila tout ce qui reste, en Angleterre, poureterniser le Souvenir dune victoire obtenue par des sacrilicesdont le fardeau pese aujourdhui tout entier sur un peupledesenivre.

II ny a pas quatre ans que ces reflexions sont ecrites , et de'ja lAngleterre est, ouparait etre, en dehors de cette coalition. Elle revient un peu vers la cause des peuples,parcc quelle coimnence ä craindre dayantage la cause des empcreurs.