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FORCE N AVA LE.
dit-il a ses capitaines, aujourd’hui je vais conquerir ma placea la chambre des pairs, 011 ma tombe a JVestminster. II acquitalors la pairie , avec le beau titre de baron du Nil j et dansla plus grande victoire qu'il remporta dans la suite, il oblintl’asyle immortel* qu’il avait tant de fois desire pour ses manes.
Le recit des honneurs qui furent alors rendus ä ce grandhomrae de mer , appartient au tableau de la marine militairede la Grande-Bretagne ; parce que de semblables honneurs sontau nombre des plus puissans vehicules de cette force morale,qui seule peut donner une grande energie a la force physique.
Avant la bataille de Trafalgar, l’Angleterre etait dans undanger qui semblait croitre et qui croissait en effet ä chaqueinstant. Vainement par une habile politique, le cabinet de Saint-James avait determine l’Autricbe et la Russie a nous declarerla guerre. La floltille, abandonnee seulement pour voler auxvictoires d’Ulrn et d’Austerlitz, reslait intacte, et toujours preteä recevoir les vaiuqueurs impatiens de tenter une invasion silong-temps meditee. Les flottes combinees de TEspagne et dela France , de la France et de la Hollande, pouvaient atlendrepaisiblement aux deux extremites de l’Ocean europeen , pouragir au moment oü nos troupes revenues d’une Campagne ä ja-mais glorieuse, auraient de nouveau menace les edles de l’An-gleterre. Mais un aveuglement incroyable, et la plus absurdeimpatience, firent livrer une bataille navale qui devint la ruine
de la marine francaise. Lorsqu’une teile victoire aurait eie
gagnee par les Anglais, sur les bords de la Tamise, a la vuemeine de Londres menacee , le peuple lfen aurait pas ete plus
* Dans la Vie de Nelson, corite par Southey, panegyriste salarie de la cour d’An-gleteife , sous le nora de poete laure'at, il cst dit qu’au combat de Trafalgar , Nelson futtue' par un des arquebusiers tyroliens, apostes pour tirer sur lui. C’est une grossiere im-posture : il n’y avait pas un seid Tyrolien sur notre flotte ; il n’y ayait pas meme d’annescarabine'cs.