4 FORCE NAVALE.
bientöt, je ne sais quel charme, ä se sentir agite par une ondeassez inconstante pour n’eloigner jamais tout-a-fait la possibilitedu peril j mais qui, pour le moment, favorable a celui qui s’yconfie , le balance inollement sur la profondeur de ses abknes.Enfin, les esprits aventureux, les hommes que la nature adoue's d’une imagination puissante ou d’une l’esolution forte,sont entrame's par la yue d’un Ocean qui se perd au delä d’unimmense horizon , et qui presente des routes sans barrieres,pour arriver a tous les continens. Ainsi la passion des voyagess’enflamme dans rnille cceursj ellelivre älanavigation militaire,ou marchande, ou savante, une foule de yolontaires qui re-viennent dans leur patrie, avec des trophees, des tresors ou deseonnaissances nouyelles : dignes conquetes de la mer !
Aux yeux du peuple anglais , la marine est Felement naturelde la puissance britannique, et les vaisseaux sont les mobilesremparts du territoire d’Albion. Ce n’est pas seulement dansle langage ligure de la poesie , mais dans le langage le plusfamilier de la conyersation , que les Anglais, en parlant deleurs yaisseaux, les appellent avecemphase, nos boulevards ,nos murailles de bois ( our boulwarks , our wooden walls).
La fortune n’a pas toujours egalement ete propice aux armesde TAngleterre. Mais les reyers ejjrouves par ses troupes de terre,n’ont jamais mis en danger sa richesse nationale. Au conlraire,dans les Courts momens oü, soit la Hollande, soit l’Espagne,soit la France, soit les Etats - Unis d’Amerique, ont disputecontre eile, avec quelque succes, l’empire de la mer, son com-merce a souffert des pertes incalculables ; son industrie et sonagriculture ont ete frappees a leur tour par le contre-coup deces pertes : eile s’est yue sur le bord du precipice. Aussi toutesles classes de citoyens anglais sont profondement penetrees de1’importance de maintenir sur un pied respectable, et pendantla guerre et pendant la paix, les elemens d’une force navale