ETUDES ET TRAVAEX. 3
rnerce de la mer ; et, par ces bienfaits, contribuent a la splen-cleur, ä la richesse , a la force du peuple et du gouvernement.
En Augleterre , en Ecosse, en Irlande , non-seulement lacapitale , mais une foule de cites du premier ordre, sont aussibäties sur les rives de la mer ou sur les bords de grands fleuvesnavigables pour des yaisseaux : Bristol, Hüll et Liverpool}Dundee, Aberdeen et Glascow \ Belfast, Cork et Waterford,sont unies par le commerce avec toutes les villes , avec toutesles manufactures de l’interieur \ et les interets des villes mari-times , sont en meine temps les interets de tout le territoire.
Aucun pays n’est mienx perce de routes et de canaux, surlesquels les choses et les hommes sont trän Sportes, avec uneextreme rapidite , d’un bout a l’autre de chaque province. 11n’esl aucun point des trois royaumes d’oü l’on ne puisse, envingt-qualre heures, arriver ä l’une des mers qui les entourent.
Pendant une partie de l’annee, la visite et le sejour du ri-vage de l’Ocean, sont mis au nombre des plaisii’s et des be-soins de toule la partie opulente de la population. Cette classede la societe qui , cliez nous , passe l’ele dans le fond de sesterres , quitte ä Ja meine epoque et les villes et les campagnesde FAugleterre, de FEcosse et de l’Irlande , pour aller chercherFair vif et pur de la mer, et pour eprouver le salutaire efl'etde ses eaux. Les cöles sont embellies par des hameaux, desbourgs , des villes meines que le luxe a fait batir pour les peu-pler dans la saison des bains.
Durant les mois oü les tempetes sont rares et peu durables,le magnilique spectacle d’une mer long-temps paisible, invite äs’abandonner sur les flots. Les caracleres les plus timides se bor-nent d’abord a de courtes excursions entreprises par un beaucalme , au milieu des jours sereins de l’ete. L’idee vague d’un«langer incertain s’eloigne, ä mesure que Fobjet qui le causaits approcbe saus apporter le danger meine. L’homme eprouve