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Observons qua celte epoque la Grande-Bretagne, outre sonarinee reguliere, armait six cent nrille homnies de milice ä pied eta cheval, enrölait tous les marins du commerce, pour la flottille,et tous les habitans des cötes, comme defeuseurs du riyage, sousle nom de sea fencibles. Alors nous verrons si cette puissanceetait en mesure de receyoir le choc de l’armee de Boulogne,dans le cas oü cette armee aurait passe le detroit de la Manche.
Quand le prem ier eonsul menaca 1’ Angleterre d’une Invasion, ilne parut pas vouloir la tenter avec des vaisseaux il lit conslruiredans tous les ports et sur tous les fleuves debouchant dans l’Ocean,des bateaux canonniers qu’il reunit, au nombre de treize Cents ,dans le port de Boulogne. Cent mille lionimes devaient s’em-barquer sur ces bateaux et sur des transports. Dans l’hypolhesed’une desceute heureuse, d’immenses renforts les auraient bien-töt suivis. On devait aborder de vive force sur la edle oppose'e ;et marcher sur Londres, non pas comme on le croyait au tempsob vivait Lloyd, en ne faisant qu’un ä deux milles par jour, äcause des difiicultes du territoire et de l’embarras des equipages;mais ä grandes marches, en forcant loutes les positions a labaionnette , ou avec des pieces de Campagne. Apres leur debar-quement, rien, d’abord, n’eut arrete les vainqueurs de Lodi, deZürich , d’Heliopolis , de Hohenlinden et de Marengo.
Mais , le debarquement etait-il possilile ? on ne pouyait ten-ter de forcer 1’entree de Douvres. C’est un port qui se trouveentre deux hautes montagnes, dans un site ou des batteries enelage et des forls ä l’abri dun coup de main, ecraseraient sansdanger, par leur commandement avantageux, les flottes lesplus formidables. 11 y avait d’ailleui’S sur les hauteurs de Dou-vres, un camp retranche qu’occupait un corps d’armee consi-derable j ce corps eut defeudu la plage , sous la protection dufeu des forts et de toutes les batteries.
D’nn autre cöte, comment. treize Cents batiniens auraient-ils