CONSTITUTION DE LA MARINE. 23q
les lies prises de vive force , le commerce de l’univers envahi.Enfin , apres vingt ans de combats, cette puissance navale quiavait commence la lutte avec 3 o millions de sujets, l’a termineeen consolidant son empire sur 80 millions de conquis et de con-querans. Et pourtant, rappelons-nous que la Grande-Bretagnen’a jamais compte, pendant cette epoque, plus de i45,ooo ma-rins ou soldats de marine, employes pour ope'rer ces prodiges...
Gräces aux progres de Farchitecture navale, 011 a construitdes vaisseaux capables de resister plus long-temps aux secoussesjournalieres dune onde agitee, et meme ä la violence des tem-petes. Par-la, dans toutes les saisons, ces vaisseaux ont pu tenirune croisiere constante, sur les mers les plus dures, aux abordsdes cötes les plus dangereuses. Une carene ä form es plus par-faites, doublee en cuivre, pour diminuer encore la resistancea la marclie \ une mature, une voilure, un greement mieuxCombines, plus legers et plus maniables : tout s’est reuni pourrendre les batimens de guerre plus rapides dans leur sillage,plus agiles dans leurs evolutions, et plus aises ä manceuvrer avecun moindre e'quipage. D’ailleurs, des constructions, des radoubs,des armemens d’une etendue et d’une activite qui surpassaientles efforts des epoques anterieures , ont permis de ne jamaislaisser un equipage inactif: revenu des plus longues campagnesil changeait de bord, ou reparait le sien en peu de jours. Aussi-töt apres, il reprenait la mer, comme un e'quipage nouvel-lement embarque; parce qu’a son retour, il etait aussi fraisquä son premier depart. Des soins ingenieux, apporte's parla prudence et la philanthropie , au bien-etre des equipages,ont fait disparaitre des vaisseaux ces epidemies qui, taut defois, avaieut suffi pour mettre liors detat d’agir des escadresentieres. En meme temps, le nombre des maladies acciden-telles, generalement diminue, rendait plus grand le Service ef-fectif d’un meme nombre d’hommes leves et soldes par l’etat