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Sucre et de l’eau , les Anglais ont trouve qu’il valait beaucoupmieux changer une moitie de ce breuvage pour une demi-ralionde xin \ et meine, lorsque cela se pcut, le changer pour une en-tiere ration de yin
II est extremement difficile d’obtenir, du Soldat anglais, de nepoint se livrer aux exces de la boisson. Les officiers recourentquelquefois, pour atteindre cebut, aux moyens les plus xiolens.Ainsi, lorsqu’en 1782 l’amiral Rodney vint mouiller devantSainte-Lucie, il enyoya des patrouilles, a terre, avec ordre debriser tous les alambics que l’on pourrait trouyer : « attendu,dit l’auteur auquel j’emprunte ce fait, attendu que l’ile etaitsous la loi martiale. » Parconsequent, si l’usage du Sucre ayaitete nuisible a la saute des malelots anglais, on aurait pu demeine briser tous les ustensiles de fabrication, et bruler lesCannes ä Sucre : attendu que 1’ile etait sous la loi martiale. IIfaut convenir qu une teile legislalion ne fait pas honneur ä. l’es-pece humaine.
Quoi qu’il en soit, l’amiral Rodney, grace a 1’extreme vigi-lance avec laquelle il prohiba toutes liqueurs fortes sur sesvaisseaux, y maintint l’etat de sante le plus florissant.
Lorsque les marins anglais sont une fois embarques, on neleur permet plus de descendi’e a terre. Mais, trop souvent, lors-qu’011 reläclxe dans quelque port de la Grande-Bretagne, on leurpermet de gouter, a bord, les plaisirs les plus grossiers. On lesconsole ainsi par la debauche, du chagrin qu’ils eprouvent ä ne
+ Nous pouvons fournir ä nos e'quipages une ration complete de vin : nous avons doncsur les Anglais un grand avantage. Mais il faudrait qu’on s’assurät constamment i°. du degrede force de ce vin j 2°. de la quantite des principes spintucux et Sucres qu’il contient, poury supple'er s’il le faut avec du Sucre ou des esprits surajoutes. 11 faudrait enfin voir ä quclpoint une dose de jus de citron, melee avec ce Sucre et ce vin etcndus d’eau , pourrait con-courir ä former une boisson ä la foissaine et fortifiante. Ges innovations, fondees sur l’ex-perience , peuvent avoir rinfluence la plusheureuse sur l’etat sanilaire de la flotte fran^aise:nous ne pouvons pas douter qu’elles ne soicnt tentecs avec zele et suivies avec constance.