FORCE NAVALE.
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quant ä la force du marin. Le matelot anglais est habituelle-ment le mieux portant et le plus fort des hommes de mer detoutes les natioiis : ce n’est pas a coup sur quil soit d’une na-ture privilegiee. II doit ces rares ayantages ä la dieletique, äla propre te, ä tous les soins pris, dans la flotte britannique,pour rendre l’existence des equipages aussi comfortable que lepermet le dur Service de la mer.
Combien n’avons-nous pas a faire encore a cet egard! Nousqui nous vantons ä juste titre d’etre un peuple humain et bien-veillant, pourrions-nous oublier de l’etre envers des hommesqui consacrent a la palrie, leurs forces et leur sang? Ab! quandde plus nobles motifs n’agiraient pas sur notre cceur, ayons soinde leur vie et de leur sante, comme Fambitieux a soin des ele-mens de sa grandeur et de sa gloire: c’est pour nous que nous tra-vaillerons en rendant heureuse et saine l’existence de nos marins.
Revenons a la marine britannique. Les meilleures yiancles *,les meilleures boissons, les meilleurs grains, sont constammentchoisis par l’administralion des vivres.
Pour empecher les marins de nuire a leur sante par l’usagedes liqueurs fortes , le rhum qu’on dislribue est, ainsi que nousFavons vu, toujours etendu dans une certaine portion d’eau.Depuis 1796, on s’est fait une regle de meler dans cbaque ra-tion de rhum une portion de jus de citron; les effets de cetanli-scorbutique out ete surprenans. En neuf anne'es de guerre,prises avant Fintroduclion de l’usage du jus de limon , sur100,000 hommes, a 5 , 5 oo par annee moyenne, entraient dansles höpitaux de la marine. Mais dans les neuf annees de guerrequi ont suivi Fintroduclion de cette pi’atique, sur 100,000 ma-rins, il n’en est plus entre dans les höpitaux, que 11,775, anneemoyenne. De 1796 a 1796, la diininulion dans le nombre des
* Les salaisons irlandaises sont celelires par leur pcrfection , et ce sont les meilleuresiju’on choisit pour la marine de l’elat.