CONSTITUTION DE LA MARINE. i65
fortune , et choisis dans le voisinage des prisons. Or , voici 1 ’undes avanlages qu’il trouvait a celte Institution *. « Ces prisons ,dit-il, sont habituellement gardees par une milice dont lessentinelles se sont montrees, en maintes circonstances , tropempressees a faire feu sur les prisonniers. Elles y sont encou-ragees par des ofiiciers inexperimenles. Plnsieurs captifs ontete, de la sorte, tues sur la place ( killed on ihe spot ) : quoi-que peut-etre, il n’existat aucun dessein serieux d’evasion. Voiläce que n’osent empecher les agens administrateurs des prisons;mais ce que s’efforceraient, probablement , d’empecher des iix-specteurs, gentilshommes independans. «
Des prisonniers de guerre ayaient egalement affirme quabord des pontons, lorsqu’il s eleyait quelque tum ulte ou quel-que'rixe, souvent la garde faisait feu sur ses captifs, sauschercher a ramener l’ordre par des moyens plus doux. Nousnous refusions ä le ci’oire, ayant d’avoir lu ce passage d’Hoyyax’d...
Depuis 1796 , afm de l’endre plus economiqxxe et plus facile ,l’inspection, aiusi que la detention des prisonniers, on a heaxxcoupdiminue le nombi’e des lieux de reclusion. Sxxr la cöte, on aconsei’ve ä Portsmouth, ä Plymouth et a Chatham, des prisonsflottantes et des casernes-prisons \ a Greenock et Yarmouthdes prisons flottantes seulement. Dans l’interieur des tei-res, ona conserye les prisons de Greenlaw, Stapleton et Norman-Cross, pres des marais d’Ely. Plus tard, on a bati la yasteprison de Dartmoor, au fond des montagnes du Devonshire,au milieu d’un pays froid, marecageux, desert et sauvage 5 afind’y releguer une foule de soldats et de malelots francais.
La plupart des ofiiciers, prisonniers de guerre, sont conlines,sur parole, dans cei’taines parties dela Grande-Bretagne. Mais,trop de fois, ils s’y sont vus en butte aux outrages d’une rnxxlti-tude grossiei’e, dont on a soin d’enflammer les passions $ pour
* T 7 ie state of theprisons in England and Wales , 4 "'- editioD , 1732 , p. 189.