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royaumes, pres des liommes les plus dignes de l’estime et del’amitie de tous les etrangers.
Admirateur declare des g ran des et helles institutions qui,dans l’empire britannique , forment le lien sacre du citoyen etdu gouvernement, je ne serai point taxe , j’ose en fonner l’es-perance, d’etre le delracteur d un peuple que je revere pourla sagesse de ses lois et lenergie de ses vertus civiques; mais,sans m’aveugler sur les erreurs de son ambition, ni sur les ega-remens de son patriolisme.
Afin d’ecarter de cet ouvrage, l’ombre meine de la partia-lite, nous nous ferons une loi de n’accepter, comme aulorite,le temoignage d’aucun etranger. Nous dirons en lidele nar-rateur ce qu’ont vu nos propres yeux moins encore sur lesliommes, que sur les choses, sur le simple materiel des pri-sons. Nous dirons ce qu'out vu les Anglais meines, ce qu’ontavoue leurs ecrivains, ce qu’ont autlientiquement conslate leurspropres magistrats. Nous laisserons ensuite aux esprits calmeset justes , ä prononcer, dans leur sagesse, sur la cause quenous avons entrepris de defendre : la cause des guerriers faitscaptifs dans les coinbats, quels que soient les vainqueurs etles vaincus.
A l’epoque oii l’illustre Howard , apres avoir vu commesheriff d’uti comte , jusqu’oü pouvaient s’etendre les souffrancesdes prisonniers civils , entreprit de visiter tous les lieux de de-tention des Lrois royaumes britanniques ; a cette epoque, dis-je,il trouva des prisonniers de guerre detenus , en Angleterre , aPlymouth, Bristol, Winchester , Forton , Deal, Carlisle ,Pembroke, Chester, Liverpool, Hüll, Lincoln , Shrewsbury,Yarmoutb et Falmouth \ en Ecosse , au chäteau d’Edinburgh-en Irlande , a Dublin , Belfast et Kilkenny.
Alors Howard demandait qu’on donnat pour inspecteurs aux.prisonniers de guerre, des genlilshommes independans par leur