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puissance qui mente et conserve, ou leur aversion, ou leux’amour.
Les prisonniers qu’avaient faits les armes de la France, enquittant une terre amie de l’humanite , pour retourner a leurterre natale , ont partout celebre la bienfaisance du peuplevainqueur, et sa generosite. Ils ont plaide la cause de notre ca-ractere national, aupres de leurs concitoyens \ et, plus dunelois, ils ont eteint les ressentimens que notre ambition avait, äjuste tilre , exciles contre nous.
Mais les prisonniers qu’avait faits l’Angleterre , n’ont quitteles geöles et les pontons , que pour remplir les deux mondes deleurs cris de vengeance et d’execralion. Le recit de leurs dou-leurs et de leurs humiliations, a souleve des inimities que n’ontpu meine contre-balancer d’eminens Services rendusa quelquesnations, pendant la lutte europeenne qui parait maintenant sus-pendue. Le gouvernement britannique a conserve des intimitesavec lesgouvernemens qu’il peutencore faire trembler, ou fairecesser de trembler. Mais, deserteur, depuis la paix, de la causedes peuples qui l’avaient fait ti’iompber pendant la guerre , cba-([ue annee lui revele qu’il doit compter sur quelques amis demoins parmi ces peuples
Au milieu de ces aversions, ouvertes ou deguisees, l’obser-vateur imparlial, egalement eloigne de toutes les exage'ralions ,ne doit donc ecouter qu’avec beaucoup de reserve et de me-liance , les plaintes et les recits des militaires que la Grande-Bretagne a detenus dans ses prisons. II doit, surtout, se defierdes declamations de ces vils ecrivains qui font ce deshonneur a
* Si l’on voulait justi'fier cetle Observation par des exemples , il suflirait d’indiquer requ’est, par rapport au gouvernement anglais actuel, Tesprit manifeste' ou cele, depuis 1814,par les Busses , les Espagnols, les Portugals , et les Anglo-Americains ; par les Beiges , les.Danois, les Norwegens, les Suedois , les Saxons, les Napolitains , les Genois, les Grecsseptinsulaires et les Venitiens.