CONSTITUTION DE LA MARINE. i55
(receiving ships). Ils y restaient entasses, jusqu’a ce qu’il yen eüt autant que le navire en pouvait contenir:, ce qui deman-dait par fois un temps considerable. Enfin , on conduisait celtecargaison d’hommes, au batiment de guerre dont eile devaitcomposer l’equipage.
Une teile maniere de traiter les recrues-matelots ressemblaitassez, comme on le voit, a la maniere dont les negres etaienttraites dans leur transport d’Afrique en Amerique : les niemesmaladies attaquaient les blancs et les poirs. Aussi rien n’etaitplus frequent que les lievres de prison ou d’lidpital, dans lesnavires de receplion. Les marins recemment leves introdui-saient sur les yaisseaux, la contagion qui regnait a bord desespeces de batimens negriers dont ils sortaieut j et, souvent,eile se developpait, sur la flotte, avec une activite alarmante.
Afin d’obvier a ce danger qui menacait de paralyser entiere-ment les forces britanniques, le conseil naval etaJilit, en 1781,des navires appele's navires d’habillement (slop-skips) , sur les-<[uels les rpcrues etaient transportees, pour y etre inspectees ,appropriees et fournies d’habits de bord, avant d’etre envoyeesäleurs vaisseaux respectifs : envoi qu’011 opera, non plus sur depetits batimens *, mais sur des navires suffisamment spacieux.
C’est faute de semblables reglemens que la marine militaireetait infectee par des fievres, des l’ouverture de chaque guerre.C’est, au contraire, aux excellentes mesures prises pour lareception des recrues, qu’il faut attribuer l’enorme difference ,entre le peu de maladies qui se declarerent en 1794? lors de lapremiere guerre contre la repulilique francaise j et les nom-breuses maladies de 1779, lors des grands armemens qu’exigeala guerre contre la France, l’Espagne et 1 ’Amerique.
* Le j 3 raars 1807, la chambre des coramunes demanda le compte des hommesjjreweVqui Paient morts de maladie peudant la guerre d’Ame'rique, sur les sculs navires de re'~ception : d’apres le rapport fait a ce sujet; il y en avait 180.