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dus , parviennent tot ou tard a faire bien ce qu’ils ont un grandinteret a bien faire. Aussi pouvons-nous ciler comme nn mo-dele, a beaucoup d’egards, l’administralion des Iransports ma-ritimes de la Grande-Bretagne, pendant la derniere guerre : di-sons quelques mots des epoques anterieures.
En 1689, Guillaume III, voulant faire passer en lrlande23,528 liommes et 4,384 chevaux * pour combattre Jacques II,institua 1’ofHce des transports qui fut supprime des l’annee 1724 .
Depuis cette epoque, l’affretement des navires de transportappartient au conseil naval, pour ce qui concerne le personnelet beaucoup d’objels du materiel de la marine et de Farmee; al’office des vivres , pour ce qui concerne les vivres} enlin , audepartement de Fordonnance, pour ce qui concerne l’artillerieet le genie militaire.
Les abus multiplies et Fexces de depense qu occasionait cetriple Service des transports, n’echapperent point aux commis-saii’es de l’enquete navale, instituee vers la fin de la guerred’Amerique. « Nous avons ete conduits, disaient-ils, ä passeren revue les diverses parties du service des transports, pen-dant la derniere guerre, pour en decouvrir tous les abus ; pourcalc'er , par exemple, la valeur des bonnes-mains extrava-gante^, payees dans les affretemens qui sont faitsparle departe-ment de Fordonnance. Les conditions des marche's presententd’etranges disparates : l’office naval loue les transports suivantleur jaugeage’, l’oflice des vivres calcule d’apres une certainequantite de vivres par tonneau. Les prix, suivant ce dernierSysteme, sont moins eleve's en apparence , mais ils ne le sontpas en realile. Cependant ces differences presentent peu d’incon-
exigeait uue somme c'quivalcnte ä plus de i io millions de nos francs! Et les seules de'pcnsesde transports cffectues par la marine pour l’arme'e de terre, entrent dans ce total pour plusde 62 millions de francs.
* Le tonnage des transports erriploye's ä cct effet s’e'levait a ig, 38 o tomjeaux.