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FORCE NAVALE.
quipement qui ne seraient pas excellens ou conformes au mo-dele. 11 n'a point directement affaire aux Fournisseurs, mais augarde-magasin de la marine. Ainsi, ni lui, ni son quartier-maitre, ni son capitaine d’liab illement, ne sauraient etre exposesä des seductions qui, comme on sait, tournent toujours audetriment du malheureux militaire.
II nous semble qu’il serait possible, et facile , d’organiser desequipages de haut-bord, d’apres un Systeme, analogue ä celuidont nous venons de parier. II faudrait pour cela que l’admi-nistration de ces corps eüt lieu par compagnies et non parequipages; que la solde ä la mer n’eüt rien de commun avec lasolde a terre : celle-ci serait reglee comme pour l’infanterie,et l’autre suivant le mode de paiement de l’administration mari-time. La direction de l’habillement ne serait donne'e ni aux ca-pitaines de vaisseau, ni ä leurs subalternes : il ny aurait pointde conseil de gestion abord, mais bien un conseil d ’inspection.La seule autorite des officiers de marine s’exercerait pour exi-ger des garde-magasins la fourniture de bons habillemens :enfm ces habillemens seraient fournis sur marches passes de-vant le grand conseil de chaque port, auquel seraient appelesles chefs des troupes ä terre, avec voix consultative seulement.
Ce plan aurait dailleurs un grand avantage : comme il lais-serait ä l’administration beaucoup d’attributions, ce corps sipuissant cesserait d’etre ennemi d’une Institution qui convientspecialement au caractere francais : et Finstitution renaitrait.
D’un autre cöte, les vrais officiers de marine, qui preferentconsacrer tout leur temps aux etudes , aux travaux , aux fonc-tions de leur etat, plutöt que de palir sur d’arides details dunecomptabilite qu on avait compliquee avec un machiavelismesans exemple; ces officiers seraient beaucoup plus portes aremplir les devoirs de lieutenans et de capitaines, si ces devoirsse reduisaient ä des fonctions purement militaires.