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d’auciennete, enlre les Irois escadres appelees rouge, blancheet bleue, d’apres le pavillon qui les dislingue. L’amiral en chefporte le pavillon imperial de l’union arbore au grand mat. Lesautres generaux portent un pavillon de la couleur de Fescadredont ils Fontpartie, suivant leur rang d’anciennete. D’ailleurs lesamiraux, vice-amiraux et coutre-amiraux, portent respecli-vement leur pavillon au grand mat, au mat demisaine, et aumat d’artimon, corame d^ns nos armees navales. Le commo-dore prendrang apres les contre-amiraux, mais porte le meinepavillon : c’est un capitaine de vaisseau temporairement inveslid.’un commandement general. On comptait en 1820 :
67 amiraux; 63 vice-amiraux ; 69 coutrc-amiraux. Total 199 olficiers generaux.
Quelque formidable que soit encore la marine britannique,un tel etat major est au-dela de lout rapport avec le reste dela force navale 5 et nous sommes bien loin de presenter, commeun modele, une pareille disproportion entre les hauts grades etles grades inferieurs.
La marine anglaise a deux grades d’officiers generaux, quen’a pas la marine francaise : Fun permanent, c’est celui desamiraux^ lautre temporaire, c’est celui des commodores, quicorrespond au rang de nos anciens cbefs de division. Ainsi l’a-vancement est plus certain et plus rapide sur la flotte de laGrande-Bretagne que sur la notre; i°. parce quele nombre deshauts grades est plus grand • 2 0 . parce que le nombre des placesdans cbacun de ces grades est plus considerable, proportiongardee avec les places dans les grades inferieurs.
L’avancement des amiraux anglais est d’ailleurs invariable-ment fixe par l’anciennete : en concurrence de Service, et agrade egal, c’est toujours eile qui donne le commandement.-
Lorsque Nelson, par une vaillance et des talens extraordi-naires, eutenleve, pour ainsi dire, de vive force les suffrages