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66 FORCEN AVA LE.
Lc premier lord s’est reservu tout ce qui regnrde Ies nominaticns et les appoinfemens.Un autre lord a la direction de tout ce qui regarde l’armemcnt des flottes, en personuel j untroisieme la direction des arseuaux; uu quatriemc l’inspection des de'pcnses des ports , etc.
Chacun de ces lords examine, Sans delai, toutes les lettres qui conccrnent la brauche duService qu’il doit plus spe'cialement survciller. II plie une large corne ä l’angle inferieur dela lettre; cnsuite, sur le revers de cette corne , ll indique eu tves-peu de xnots le sens de lare'ponse ä rc'diger par le clief du bureau que regarde l’affaire dont il s’agit. La plupart dutemps, les lords ne lisent pas les lettres expediecs en conformite de leurs ordrcs; mais , leclicf de bureau qui les ledige en est responsable vis-a-vis du lord ordonnateur, comme celord vis-a-vis du conscil.
Les arcliivcs sont parfaitement tenues. Une division syste'matique de toutes les branclics-du Service , presente cent quatre ebapitres , subdiviscs en un certain nombre de sectionsnume'rote'es, ainsi que les ebapitres. Par consequcnt, deux nombres suflisent pour de'ter-miner une section quelconqne : les comniis des arebives savent, ces nombres par cceur.
A mesure. que les lettres sont ouvertes et le sens de la reponse indique sur le pli d’cnbas (comme nous Pavons explique), eiles sont envoye'es au bureau des arebives ; on les-enregistre immediatemeut dans un enorme in-folio , appele Digeste.
La marge du Digeste , ä Pextc'rieur , est tranchee par e'chelons qui correspondent achacun des ebapitres de la division ge'ne'rale. Le numero du chapitre est sur la premiercpage de chaque echelon. En correspondance avec cet echelon, il y a des pages pour toutesles sections du chapitre. Un commis lit rapidement chaque lettre envoye'e aux arcliivcs ,enregistre chaque sujet different qu’elle contient, au chapitre et ä la section de ce sujet : enrelatant tres-brievement ce sujet particulier , la date de la lettre et son nume'ro.
11 y a maintenant un second travail ä faire. Si les lettres se rapportent ä quelques indi-vidus , on fait une croix eu marge vis-ä-vis leur nom , et vis-ä-vis le nom du signataire.Ensuite on prend un gros registre alphabe'tique appele 1’ Index, oii I’on inscrit a son rangchaque nom marque de la sorte , ainsi que la date de la missive.
Toutes les lettres, ä l’instant oü eiles sont refiies , sont marque'es, comme celles de laposte , avec un tirnbre indiquant le jour et Pannee. Par ce moyen , Pamiraute peut prouverelEciellement le jour oü eile a refti chaque lettre.
On classe les papiers d’apres la premierc lettre du nom des signataires, en numerotant lespieces range'cs sous la meine initiale pour former une se'rie particuliere. Trois Cents lettresconsecutives de la meme serie , composent une liasse qui, serre'e par des cordons entredeux cartons, forme un volume. Par ce moyen , en cherchant le nom de la meme personnedans toutes les anue'es de son Service , on peut trouver sans difficulte toutes les lettres quila concernent, et les retirer momentane'ment de leurs Hasses rcspectives. Afiu de facilitcr lesrechercbes , on distingue les lettres en trois classes : x°. celles des amiraux; 2 °. celles descapitaines et des lieutenans; 3°. celles de toutes les autres personues qui peuvent avoir affairea 1 amiraute. Ces lettres sont enrcgistre'es sur trois colonnes dans P Index. On a soin de laisserassez d’espace , entre ces divers noms, pour inscrire un nombre süffisant de lettres.
Quand les lords de Pamiraute veulcnt consulter quelque lettre , s’ils connaissent seulement