2 FORCE NAVALE.
clelaissee parles Cesars pi’ecurseurs d 7 Augustule. Alorsles faiblesEretons, avilis par quatre siecles d’esclavage , etaient devenusincapables de porter le fardeau de l’independance, si pesantpour les nations qui perdent leur grandeur d’ame ! Au lieude songer a defendre eux-memes sur leurs propres mers, lapropriete de leur sol et sa liberte, ils yont mendier, cbez lesdenii-barbares de l’Occident, un maitre qui les protege contreles barbares du Nord. Ainsi, pour navoir pas su comptersur leurs seules foi’ces, ils voient, pendant cinq autres siecles,leur territoire cnyabi et dechire par sept tyrannies ¥ contem-poraines , qui tour a tour s’attaquent, s’usurpent, s’epuisent •,et viennent eußji s’engloutir dans la monarcbie saxonne. Icicommence l’histoire de la force nayale britarmique : il faut enparcourir les epoques principales.
L’Angleterre est la seule monarcbie qui comptc unc longuesuite de rois pai’nii ses marins celebres. Des le regne desSaxons , en moins d un siede, eile est gouvernee par quatrepriuces qui livrent et gagnent en personne des batailles navales :Alfred, Edward landen, Athelstan fds d’Edward et Edgard.
Alfred instilue la marine britannique. II batit des galei'esplus grandes que toutes celles quon ayait yues depuis lesbeaux temps de la marine des anciens ; il triompbe des flottescomme des armees danoises, brise le joug de l’etranger quipesait sur son royaume enyabi , purge les cotes britanni-ques des pirates qui les infestaient \ et, souyerain des mersetroites qui circonscriyent ses etats , il se fait appeler le Roides detroits ( the King of the straights ).
En traitant de la marine commercante, nous admireronsles yues d’Alfred qui, des le neuyieme siede, envoyait des vais-seaux yers le pole boreal ** pour y chercher un passage dont
¥ L’heptarchie.
** Spelman’s life of Alfr*“* ’h* n,.„ nf n , K i