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lesdegres les plus convenables pour ne jamais foulcr aux pieds, l’equite',la faiblesse et le malheur.
Dans tous les genres de restaurations politiques, le temps est lele-ment indispensable pour arriver a la perfection. Le seul moyen d’iita-blir et de coordonner des institutious bien combinees, et stables danstoutes leurs parties , c’est d’en poser muremeut les principes ; d’arretersans delai, les progres du mal; d’arriver ensuite par degres, vers le bien,vers le mieux , et vers le parfait, si jamais nous pouvons l’atteindre.
Veut-on , par exemple , organiser le personnel, sur de nouvellesbases? Sous pretexte que des emplois peuvent etre subitement ren-dus inutiles , il serait barbare , il serait impolitique , de chasser sanssecours les hommes qui les occupaient : si leur gestion est irrepro-chable. Sans doute , tout emploi superflu n’est pas seulement uneperte , c’est un obstacle. Empressons-nous de suspendre l’action desressorts qui ralentissent le mouvement general. Mais , au lieu de lesbriser, sachons les mettre a leur place ; soudain ils vont concourir a lamarche d’un Systeme qu’auparavant ils entravaient. Eh bien ! c’estd’apres les niemes principes qu’il faut ag i r avec les hommes; ne fut-ceque par egoisme, si notre cceur n’ajoutait rien aux preceptes de notreinteret. Ainsi l’on conserve ä tous les ordres d’employe's, la securite laplus precieuse pour le Gouvernement meme : je veux dire la certitudequ’en le servant avec probile , avec zele , jamais ils n’en seront aban-donnes ni repousses.
Cette marche, je le sais, ne flattera point les passions; eile n’offrirarien de brillant a l’amour-propre d’un empresse novateur , qui , pourmarquer d’un sceau durable son ministere ephemere, pretendra parun re'gime improvise, frapper tous ses subordonnes , d’un fleau dont ilse croira l’invenleur.
Voulons-nous amener des innovationsqui soient durables; parce que,fondees sur la raison, elles seront etayees par l’opinion publique? Pene'-trons-nous d’une importante ve'rite. « Les meilleures lois neconviennentaux hommes, etn’exercent sur euxune utile influence, que quandles es-prits, comme un terrain ameubli, sont pre'pares d’avance a les recevoiret a lesrendre fructueuses. » Au lieu de commencer , a la maniere destyrannies, par ordonner et contraindre; il vaut mieux, a la manieredes oavs libres, commencer par instruire et persuader. On peut ensuite,