COTES ET PORTS. 259
dans tout cet intervalle; il se jette, à i3 kilomètres au-dessousde cette dernière ville, dans le vaste golfe qui forme le Chenalde Bristol. Les produits variés du Pays de Galles, apportéssur les Lords de la Séverne, qui côtoyé cette province, sontconduits par eau jusqu’à Bristol, échangés là contre tous lesproduits d’industrie nécessaires aux Gallois, et puis expédiéspour les pays étrangers, ou dispersés dans l’intérieur de l’An-gleterre par une immense chaîne de canaux.
La Froom, à partir de l’Avon, présente un large bassin ar-tificiel qui traverse à peu près, du nord au midi, la moitié de.Bristol. Par ce bassin, au lieu d’un ruisseau qui n’était pasnavigable, on s’est procuré un vaste port et un grand déve-loppement de quais , pour tenir à flot des vaisseaux marchandsd’un tonnage considérable, et les charger ou les décharger avecfacilité, dans le centre de la ville. L’Avon présente un autrebassin deux ou trois fois aussi large, et quatre fois aussi long.Il communique librement avec celui de la Froom ; et leurseaux sont toujours maintenues à hauteur des fortes marées.
Les bâtimens qui remonten t l’Avon entrent d’abord par uneécluse dans un Dock d’introduction , qu’on assèche à volonté :c’est le bassin de Cumberland. Une autre écluse, établie auprèsde la première , et sur un axe parallèle , peut servir à la sortied’un premier navire, tandis qu’un second entre dans ce Dockd’introduction. Enfin , par une troisième écluse, les vaisseauxpénètrent dans le Long-bassin de l’Avon et de la Froom.
Lorsque ces vaisseaux ont un trop grand tirant d’eau pourse tenir à flot et chargés dans le Long-bassin, ils restent danscelui de Cumberland , qui est plus profond ; on les décharge,et ensuite on les introduit dans le Long-bassin. La manœuvreinverse sert au chargement de ces mêmes vaisseaux.
parlement, daté de 1711 ; en 1727 , une première barge, chargée de sapin , de farineet de plomb , remonta jusqu’à Bath.