260 force commerciale.
Pour donner cours aux eaux de l’Avon , un canal de dériva-tion , appelé la Nouvelle-rivière, s’étend à peu près de l’est àl’ouest, en obliquant un peu vers le nord, à ses deux extrémités \il est au midi du Long-bassin, et vient, à l’ouest du bassin deCumberland, rejoindre l’ancien lit du fleuve.
Des écluses de retenue, établies à la tête du Long-bassin,empêchent l’eau de s’écouler par le canal de dérivation ; ellespermettent en même temps, aux bateaux qui descendent deBath , d’entrer dans ce bassin et de venir charger ou déchargerau milieu de la ville.
Douze ponts en pierre, et quatre ponts en bois, sont jetéssur les bassins et les cours d’eau qui traversent Bristol.
Ces immenses travaux sont parfaitement calculés pour offrirau commerce maritime toutes les facilités et toutes les ressour-ces désirables ; les plus anciens 11e datent pas d’un siècle , et lesderniers n’ont été terminés qu’il y a peu d’années. C’est en 1804que les habitans de Bristol obtinrent un Acte du parlement,pour creuser le lit de la Nouvelle-rivièi’e ( ou canal de dériva-tion de l’Avon ) , à travers des prairies situées au midi de laville ; ce travail fut fini dans cinq ans , au plus fort de la guerre.
Auprès du bassin de Cumberland, au nord de l’extrémitéoccidentale du Long-bassin, se trouve un grand Dock, deforme quarrée. 11 fut commencé en 1767, et, dès 1769, il putrecevoir un vaisseau de guerre de soixante-quatre canons : iln’a d’ailleurs rien de remarquable dans sa construction.
Il n’en est pas de même du bassin de Cumberland. Il estbâti en pierre de taille , qui abonde aux environs. Lorsque j’aivisité Bristol, 011 curait ce bassin ; des aqueducs souterrains,dégorgeant par des ouvertures elliptiques, lançaient des cou-rans d’eau, de différons points du revêtement, et labouraientla vase dans les endroits où la chasse principale ne pouvaitpas atteindre. Cette chasse était formée par l’ouverture des