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l’Angleterre. Disons simplement, au sujet de Bristol, qu’ellerenferme un grand nombre d’écoles, pour les classes opulentes ,et surtout pour les classes peu favorisées de la fortune. Ci-tons, entre autres , l’Ecole Diocésaine, ou plus de /j.oo enfanspauvres sont instruits à la fois, dans les principes religieux,et cela par la méthode de l’enseignement mutuel : chose qu’oncroit impossible, de ce côté de la Manche. Citons quatorzeécoles de bienfaisance , où /jAo élèves indigens sont instruits ,à l’aide de souscriptions volontaires. Citons vingt-sept mai-sons de charité, cinq grands hôpitaux, un asyle pour les or-phelins, un pour les aveugles, trois pour les hiles repenties,un pour les femmes en couches, etc. Voilà des institutionsqui montrent que le commerce, loin de dessécher le cœurde l’homme et de l’encliaîner par le seul appât du lucre,l’ouvre à tous les épanchemens d’une généreuse bienfaisance.
Le corps municipal est un des plus riches de l’Angleterre, etdes plus digues de l’être, par l’usage qu’il fait de son opulence.Il emploie ses revenus à créer des établissemens d’utilité publiqueet de charité ; à soutenir des écoles gratuites ; à payer des leçonset des sermons dont l’objet est de rendre le peuple plus éclairéet plus vertueux ; à retirer des prisons les débiteurs honnêteset malheureux ; à marier les filles des pauvres habitans quijouissent du droit de cité; à faire des avances (elles vont jus-qu’à 100 liv. st.) aux jeunes élèves de l’industrie, qui montrentde la sagesse et de l’aptitude , et qui manquent de moyens pé-cuniaires pour commencer leur établissement. Voilà le noblemodèle que nous osons présenter à l’imitation des corps mu-nicipaux et départementaux de Paris et de toute la France.
Décrivons maintenant les grands travaux publics de Bristol,relatifs au commerce maritime. L’Avon, qui, de Bath à cetteville, arrose une vallée magnifique, est aujourd’hui navigable *
* Les travaux nécessaires pour atteindre ce but, furent entrepris d’apres un Acte du