COTES ET PORTS. ^7
ront d’exercer sur les cœurs une douce influence. Sous unceintre en marbre d’Italie, deux belles figures , qui repré-sentent le Génie et la Bienfaisance , sont groupées auprès d’unpiédestal qui supporte une urne funéraire, d’où tombe sansart une guirlande de fleurs : cette œuvre est du sculpteur Bacon.
Une église qu’on admire pour la grandeur et l’élégancede son architecture , est celle de Sainte-Marie, dans le quar-tier de Redcliffe. Là, sur le tombeau d’un simple marchand,William Cannings, nous lisons qu’au quinzième siècle, cemarchand, qui fut cinq fois lord maire de Bristol, et qui res-taura l’église de Redcliffe, possédait à lui seul dix navires,mesurant 2,470 tonneaux. Ce seid fait suffit pour nous montrerde quelle étendue était déjà le négoce de cette ville.
Parmi les édifices commerciaux, contentons-nous de citer :la Bourse, construite, en 1743, pour 5 o,ooo liv. st. ; lesChambres Commerciales, qui se composent de salles de réu-nion et de cabinets littéraires, où les négocians peuvent seretrouver a toute heure 5 les Salles des Marchands et de quel-ques corporations ; la Bibliothèque de la cité, publique seu-lement pour des souscripteurs5 enfin le Théâtre, et les Sallesd’Assemblée , destinées à donner des fêtes.
La colline de Cliflon, qui touche à Bristol, fournit deseaux minérales dont la célébrité remonte au temps des Ro-mains. Clifton est, après Batli et Cheltenbam, l’endroit leplus fréquenté par les valétudinaires et par les oisifs opulens.
En décrivant avec détails les établissements d’instrucliou etde bienfaisance que Liverpool possède, nous avons voulumontrer, par un grand exemple, tout ce que les liabilaus desvilles commerçantes peuvent faire , à cet égard, de généreux etd’éclairé. Il faudrait reproduire des idées et des observationsqui n’apprendraient plus rien au lecteur, si nous présentionsdes descriptions du même genre, pour les autres ports de
YI. 33