2'5o force commerciale.
combines de la sorte avec des routes en fer, ont en généralune pente de 45°.
Voici comment les chariots, qui portent 2,5oo kilogrammes, sont descenduset montes sur chaque plan incliné. À la partie supérieure de ce plan , se trouveun arhre horizontal, autour duquel une chaîne à deux bouts libres fait plu-sieurs révolutions; quand un bout sert à monter les chariots chargés, l’autre sertà descendre les chariots vides , lesquels sont attachés à la chaîne principale ,par de plus petites chaînes. Les chariots amenés sur le pont qui termine unplan incliné, les chevaux de halage sont aussitôt dételés ; un manouvrier dé-tache successivement les liens des chariots à la traîne les uns des autres. Il lespousse à la main sur une bascule suspendue, au-dessus du canal, et portant desretenues pour empêcher que le chariot ne tombe. Une chaîne de suspension,faisant retour sur une potence, est iîlée au besoin , alin d’abaisser la basculeau degré nécessaire pour que le chariot se vide de lui-même : le charbon qu’ilcontient tombe dans un bateau en chargement sous cette bascule.
L’embranchement du canal, dirigé vers l’Ebbwy, présente un bief de 12 ài3 kilomètres. Près de ce bief est une machine à vapeur pour élever, du bas dela vallée où coule cette rivière , les chariots chargés avec le charbon qu’on doitconduire au canal. Les chariots arrivent par un chemin de fer qui traversel’Ebbwy sur un pont de trois arches , puis montent sur un plan incliné longde 200 mètres , et viennent sur une plate-forme percée de deux trappes , parlesquelles le charbon tombe dans les bateaux en chargement.
Il y a beaucoup de routes-ornières , à droite de l’Ebbvvy ; l’une d’elles , quiva jusqu’à Newport, traverse cette rivière et les marécages adjacens , surun pont de trente arches. Le transport sur toutes ces routes , voisines du canal,est si étendu , et le nombre des chariots qu’il exige si considérable , qu’unefabrique entière est occupée à préparer la graisse nécessaire à leurs rouages !
Aux abords du canal de Monmouth , un grand nombre d’usines sont éta-blies pour le travail des métaux. On voit près d’une belle fonderie de cuivre,une glissoire en fonte, destinée à faire descendre , depuis le chemin de halagejusqu au bas de la prairie contiguë , par le seul effet de leur poids , les pierresà chaux qu’on retire d’une carrière ex-ploitée , sur l’autre rive du canal *.
On conçoit que la multiplicité des plans inclinés, et lesgrands ouvrages d’art que nécessite un pays très-accidenté,forcent les propriétaires du canal à lever de gros droits pour
* La glissoire, longue de 5o mètres et large de 6 décimètres , est composée de plaqueslongues de 2 { mètres environ , et fixées par de solides boulons sur un sol bien nivelé.