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Depuis peu de temps , des souscripteurs se sont réunis pourfonder une Institution académique où des professeurs sontchargés d’enseigner les sciences les plus utiles. L’organisationde cet établissement ressemble à celle de l’Institution Royalede Londres, qui doit beaucoup elle-même, et pour la formeet pour le fond, à l’ancien Lycée de Paris. L’ouverture descours eut lieu, la première fois, le i3 novembre 1817. Alorsles vues des fondateurs furent présentées au public, dans unexcellent discours de M. Roscoë.
Des souscripteurs ont aussi créé un jardin botanique, nonpas uniquement pour servir à l’instruction des jeunes élèvesde médecine, de chii’urgie et de pharmacie, mais pour donnerune pratique plus éclairée au jardinage et à l’agriculture. C’estencore au zèle éclairé de M. Hoscoë qu’est dû cet établissement.
L’éducation simple et rapide des écoles de Bell et de Lan-caster, convient parfaitement au peuple des grandes villes decommerce. J’ai visité, à Liverpool, une école de ce genre, éta-blie dans un vaste local. J’y ai vu des enfans de huit à dix ansexécuter, sans faute , des multiplications et des divisions très-compliquées. Espérons que ces écoles, où l’enseignement estsi rapide, où la jeunesse est si bien accoutumée à l’ordre , àl’obeissance, à la réflexion, se propageront de plus en plusdans notre belle France. Il ne faut à ce sol fertile de l’esprit etdes talens, comme aux plaines fécondes de l’Inde et de l’Égypte,que gratter un peu la terre pour y voir éclore des germes qui
donneront bientôt d’abondantes et fructueuses moissons.
Hélas! depuis l’époque où je concevais cet espoir, séduisantpour le cœur du bon citoyen, des préjugés déplorables ontrepoussé avec fureur et par tous les moyens, l’une des mé-
fairc hommage à leur ancien possesseur. Celui-ci n’a voulu les accepter qu’à la condi-tion de les léguer aussitôt à la bibliothèque de l’Athénée, établissement littéraire qu’ondoit distinguer pour l’excellent choix des livres que le public y trouve : la fondation enest due surtout au zèle de M. Roscoë.