COTES ET PORTS. 223
importans, les institutions bienfaisantes de cette ville , leursavantages actuels et leurs progrès les plus remarquables. Que ceslignes, du moins, soient consacrées au souvenir de sa rare vertu!
-Dans l’Asyle des lunatiques, les malades sont traités avec unegrande douceur ; on réunit ceux dont les caractères peuventsympathiser j on n’isole que les furieux, et l’ou prend tous lessoins propres à leur dérober le sentiment douloureux de laréclusion.
Le Dispensaire est encore un établissement très-digne d’at-tention. Il est soutenu par cinq cents souscripteurs qui payent,chaque année, 700 liv. st., et par des dons, des legs, etc. Ilaccorde, par. an, des secours à plus de dix mille personnes.Ses médecins et ses chirurgiens visitent et pansent gratis lesmalades indigens *, ses pharmaciens sont les distributeurs tou-jours gratuits des médicamens nécessaires à ces infortunés.Lorsqu’un pauvre n’a pas la force de venir lui-même au Dis-pensaire , un des actionnaires de l’établissement fait connaîtrele nom et la demeure du malade, on le soigne à domicile eton lui fournit les secours que son état exige.
Dès 1775,1a Société d humanité (humane society), futformée, afin de rendre à la vie les noyés qu’on parviendrait àretirer de l’eau. Elle donne une guinée pour chacune des per-sonnes retirées vivantes, et moitié pour celles qui sont re-tirées mortes. La Société fait distribuer autour des Docks,de longues perches armées de crocs $ afin que, partout, on aitsous la main les moyens de sauver les personnes qui pour-raient tomber dans les bassins.
Une association qui me paraît mériter une mention parti-culière , est celle des Amis des étrangers. Sa fondation est dueaux méthodistes, secte nouvelle dont les progrès sont prodi-gieux dans la Grande-Bretagne , et qui, jointe aux autres dis—sidens, réduira bientôt l’église anglicane à n’être, à son tour,