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COTES ET PORTS.
Sur un piédestal circulaire, eu marbre indigène, on voit lehéros anglais, qui marche sur un vaincu expirant : idée quisemble n’appartenir qu’aux siècles les plus barbares. Nelsontend son épée pour recevoir une dernière couronne des mainsde la Victoire; au même instant la figure de la Mort appliquesa main décharnée, sur le cœur de l’amiral, pour indiquer lecoup fatal que ce guerrier reçut dans son dernier combat. Nel-son est sans vêtemens, et montré sous des formes ignobles. Ilfaut l’avouer, ces conceptions semblent bizarres et du plus mau-vais goût; elles sont dignes des quatre figures d’esclaves dé-pouillés, que l’artiste à mis dans les fers, aux pieds du barbarequi fit pendre à la vergue de son vaisseau, Faillirai désarmé d’unemarine étrangère ! Par de tels emblèmes, l’Angleterre veut-elledonc persuader à la postérité qu’elle n’a fait sentir aux vaincus,que la spoliation et l’esclavage ? singulier éloge du vainqueur.Ah! quand Louis XIV, enivré par ses triomphes, souffrait quesa statue, foulant aux pieds les peuples enchaînés, fût érigéepar un courtisan , sur la place des V ictoires , il s’applaudissaità coup sûr de cette conception du grand siècle, et ne prévoyaitpas les tardives vengeances des nations outragées !.....
Ramenons nos regards sur des monumens qui font hon-neur à l’homme. Les habitans de Liverpool ont préparé pour lespauvres, pour les orphelins, pour les aveugles, pour les ma-lades , des édifices commodes et spacieux, entretenus aveccette propreté faite pour tranquilliser l’esprit affaibli de l’êtresouffrant, en lui promettant les soins , les secours qui rappel-lent à la santé, ou ce confort qui fait supporter plus douce-ment les infirmités que l’art ne peut soumettre à sa puissance.
L ’Infirmerie publique est située dans un endroit élevéet salubre. De vastes cours et de beaux portiques offrent auxconvalescens un libre espace * pour reprendre leurs forces,
* La construction de l’cdiûce fut achevée en 1748. Sa façade a 110 mètres de Ion-