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FORCE COMMERCIALE,par le tableau qui se déploie aux regards du spectateur. Unerue superbe, et dont les cotés vont toujours en s’éloignant l’un del’antre, est terminée par la façade de la Maison de ville. Cettefaçade offre d’abord un soubassement en pierres de taille àrefends , avec une suite d’arcades d’un goût sévère et sansornemens. Au-dessus s’élève un ordre corinthien , formé depilastres accouplés sur les deux ailes, et de colonnes accou-plées sur l’avant-corps qui est au centre. De hautes fenê-tres, arrondies en dessus, occupent les entre-colonnemcns.Au centre un fronton , aux deux ailes un atlique à balustrade,couronnent l’avant-corps de cette grande façade. Le reste del’édifice est terminé par un attique plus simple, entièrementmassif, et décoré de bas-reliefs qui représentent des allégoriescommerciales : ces bas-reliefs sont placés sur les mêmes verti-cales que les arcades du soubassement et que les fenêtres dupremier étage. Au milieu du monument s’élève un dôme, éclairépar de grands jours latéi-aux, entouré d’une colonnade corin-thienne , comme le Panthéon, à Paris; ce dôme porte, au lieude flèche , une statue qui représente une femme assise et tenantdans ses mains une lance surmontée de l’emblème de la liberté.Cette femme guerrière et libre , c’est la Grande-Bretagne.
A l’opposite de sa façade principale, la Maison de ville,isolée de toutes parts, forme le côté méridional de la placequarrée qu’entourent les édifices de la Bourse. Un même ordred’architecture règne dans tout le pourtour de cette place.Un large portique sert aux négocians, de point de réunionet d’abri, durant les heures consacrées aux affaires. Ce porti-que supporte des colonnes et des pilastres corinthiens, dontles intervalles sont occupés par des fenêtres ; le tout est ter-miné par un attique à balustres. — Le mausolée de Nelson estérigé au centre de la belle place de la Bourse ; ce monumentest de marbre et de bronze, i! a coûté plus de 225 ,ooo francs.