COTES ET PORTS.
Les quais des bassins et des avant-bassins sont entourés de magasins ayantla plupart une hauteur prodigieuse. Il y en a qui sont à douze et même à treizeétages. En général, on voit au milieu de la façade du magasin, une file ver-ticale de larges portes qui s’ouvrent de plain-pied sur chaque plancher. Au-des-sus de la porte la plus élevée , un petit fronton couvre des moufles très-fortes ,avec lesquelles on peut monter les fardeaux. Des hommes sont postés à l’étage oùl’on veut déposer ces fardeaux , pour les introduire, les décrocher et les roulerà leur place. Les ouvriers qui manœuvrent les moufles sont au plus haut étage.
Il y a des magasins qui ont alternativement une file de portes et deux fi lesde fenêtres : tels sont ceux du duc de Bridgewater. D’autres même ont alter-nativement 'une file de portes * et une file de fenêtres.
grandes dimensions des portes des bassins flottans ; puisque c’est dans ccs Formes que l’ondoit construire ou radouber les bâtimens qui restent à flot dans les bassins.
Dans une des Formes au fond desquelles je suis descendu, il y avait quatre navires àla suite l’un de l’autre. On a soin de placer les constructions neuves et les grands ra-doubs vers le fond de la Forme, mais les petits radoubs s’effectuent vers la portede la Forme. A cause de l’activité qu’on met dans les travaux, on n’attend que très-peu de jours pour le lancement d’un navire en refonte ou en construction.
Les Formes sont entourées par les chantiers de leurs propriétaires ; les plus nou-velles sont encloses par des murs et des barrières qui viennent jusqu’au bord du quaid’entrée. En cette partie, la clôture est en bois , sur une largeur de cinq à six mètres ; elleest portée par des roulettes; elle est retenue en haut contre le mur de clôture, par desbras de fer recourbés, dont chacun tient un rouet vertical contre lequel glisse la partiesupérieure de la barrière, quand on veut l’ouvrir ou la fermer.
Sur le bord du quai, la barrière présente, à droite et à gauche, un retour d’équerre ; cequi lui donne la forme d’un T. Chaque extrémité des branches de ce T est supportée par uneroulette ; ces roulettes sont placées sur trois routes de fer, dirigées parallèlement au murde clôture. Lorsqu’on veut ouvrir les communications autour de l’entrée de la Forme,on tire la barrière qui vient avec la plus grande facilité sc placer derrière la tête dumur de clôture. Ce mur présente, en outre, une petite porte fermant à clef ; c’est la seuleouverture permanente. Ces dispositions, très-simples, peuvent souvent trouver leur ap-plication dans nos ports de guei’re ou de commerce.
* Chaque porte se ferme avec trois panneaux en pleinbois. Le panneau supérieur occupela moitié de l’ouverture; pour l’ouvrir on le relève dans le magasin, contre le plafond.Les deux autres panneaux occupent, à droite et à gauche, la moitié de la partie infé-rieure , c’est-à-dire, le quart de l’ouverture totale ; ils s’ouvrent de droite et de gauche,comme deux battans de fenêtre. Les murs des magasins ont une épaisseur égale à lalongueur de trois briques; des murs de refend, assez voisins l’un de l’autre, portent despoutres d’un fort équarrissage. Les étages ont de deux mètres et demi, à deux mètrestrois quarts de hauteur. Les toits de ces magasins, comme la plupart de ceux des édi-fices modernes, en Angleterre, ont une très-petite pente. Liverpool étant plus près du