214 FORCE COMMERCIALE.
fourche, pour emboîter clans une coche que présente l’axe du pignon, enpoussant le levier vers la droite ou vers la gauche pour faire avancer le pignonvers l’une ou l’autre de ces deux directions. Le mouvement rétrograde de la« haine est imprimé par des hommes placés à la manivelle.
11 y a deux hommes qui font au besoin tourner la grue et la plate-forme,par le moyen d’un système composé : i°. d’un pignon ; a", d’une roue dentée ;3°. d’un pignon; 4°- d’une roue dentée : ce système est établi sur la plate-forme et sous la partie saillante de la grue. La dernière roue dentée est ac-colléc à une roue plane qui appuie sur la partie horizontale du quai. Cetteroue plane est obligée, pour se mouvoir, de porter sur le quai, et fait ainsitoui’ner la grue. Dans une position diamétralement opposée à celle granderoue plane , une roulette pareillement plane , et fixée sons le bord de la plate-forme , sert à la supporter quand la grue est oisive.
Lorsqu’on manœuvre la grue pour élever des pierres qui pèsent chacuneenviron deux tonneaux. Il faut : i°. un homme pour ralentir et même arrêter,avec le frein , le mouvement que reçoit la chaîne de traction; 2 °. deux hommescjui font tourner la grue sur elle-même , pendant «pie le fardeau achève des’élever ; 3°. deux matelots qui s’occupent, dans le bâtiment qu’on décharge,d’amarrer la chaîne au fardeau ; 4°. deux maçons qu’on place près du cha-riot , pour décrocher la chaîne d’amarrage.
Au bout de la chaîne de traction se trouve un croc à cmerillon, dans lequelest engagé par le milieu , un nouveau bout de chaîne terminé d’un côté parun croc et de l’autre par une grande boucle. Quand on amarre cette chaîne àun bloc de pierre, on rendouble la partie de la seconde chaîne qui porte lecroc, en la passant par-dessous le bloc ; on engage aussi haut que possible lecroc dans un maillon de l’autre bout de cette chaîne. Le reste de cet autrebout pend librement et ne sert à rien.
J’ai remarqué que la partie de la chaîne qui doit passer en dessous du blocet qui tient immédiatement au croc , est à maillons bien plus petits que l’au-tre partie. Cette disposition a l’avantage que la partie de chaîne qu’il faut pas-ser et contourner autour du bloc , est la plus maniable ; et que les larges chaî-nons de l’autre reçoivent plus aisément le croc qu’on y engage.
Il faut un peu moins de six minutes pour élever à cinq mètres de hauteurun bloc pesant de deux tonneaux à deux tonneaux et demi, amarrer la chaîne ,placer le bloc sur un chariot, démarrer la chaîne, faire reprendre à la gruesa première position, faire redescendre la chaîne de traction , et se mettre enétat de recommencer la même opération.
Cette belle grue a été coulée, en i<Si4, à la fonderie de MM. Aydon etElwell, à Shelf auprès de Bradfort, dans le comté d’York. J’ai observé une