COTES ET PORTS.
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J’ai remarqué surtout, auprès du nouveau Rock du nord, une grue miseeu mouvement par l’action de la même machine à vapeur qui sert pourmonter sur une route inclinée, les chariots chargés de charbon. Je vaisdécrire celle grue avec tout le soin possible. ( Voyez la PI. VIII. )
La partie saillante de la grue est composée de deux pièces plates ayantchacune la forme d’un triangle en partie rectiligne , en partie curviligne.Pour rendre ces pièces très - légères, on les a coulées avec quatre videsaussi larges que possible. Elles sont réunies en haut par un essieu qui porteune grande roue de métal. La chaîne de traction passe sur cette roue, puisdescend sur le dos de la grue , où, de distance en distance, elle est supportéepar des rouleaux dirigés horizontalement. Les essieux de ces rouleaux ontpour supports les deux pièces saillantes que nous avons définies. La chaînes’enroule ensuite sur un cylindre horizontal portant une grande roue den-tée, mise en mouvement par un engrenage tantôt simple , tantôt double;suivant qu’on a besoin d’exercer une force plus ou moins grande. Disons,maintenant, par quel méchanisme l’action de la vapeur se transmet à lachaîne qui tire le fardeau.
Cette action est communiquée par un axe horizontal, caché dans un petitcanal souterrain , et s’avançant jusque sous le talon de la grue : là , cet axeporte une roue d’angle. Comme l’axe est tourné ci reniai rement dans la partiequi traverse la roue , et n’est fixé avec elle par aucune vis de pression , nipar aucune cheville , il peut tourner sans lui imprimer de mouvement.
Mais un manchon armé de deux grosses dents diamétralement opposées ,présente à son centre un oeil quarré cpii s’emboîte juste sur la partie quarréede l’axe , et peut glisser le long de cette partie jusqu’à ce que les deux dentss’engagent entre les rayons de la roue d’angle. Dès qu’elles y sont engagées ,elles font prendre à la roue, le mouvement de rotation de l’axe. Ce mouve-ment se communique à une roue d’angle horizontale , sur laquelle est placéeune roue pareillement horizontale, mais à dents parallèles, celle-ci faitmouvoir une seconde roue à dents parallèles. Tout ce système est immé-diatement au-dessous de la plate-forme mobile sur laquelle est fixé le piedde la grue.
La dernière roue horizontale à dents parallèles dont nous venons de parler,porte un axe vertical qui traverse la plate-forme ; par un engrenage à rouesd’angle, elle met en jeu l’axe horizontal que devrait faire mouvoir la ma-nivelle, si la grue était manœuvrée à bras , et que fait réellement mouvoirune manivelle lorsqu’on manœuvre ainsi.
Quand la chaîne de traction doit redescendre , on repousse le premier pi-gnon moteur de cette chaîne. Ce mouvement est donné par un long levier à