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FORCE COMMERCIALE.
le côté opposé du chariot, part, et va chercher un nouveau chargement.Pendant ce temps : i°. l’ouvrier resté au haut de la grande rampe, accrocheà la chaîne le chariot vide, dernièrement ramené du remblai - , a . 1 un desconducteurs placés au fond du Dock , ayant accroché à la chaîne son chariotchargé , puis pris le chariot vide qui l’attendait, on a fait agir la machine avapeur; un chariot chargé est monté , il est dételé ; un chariot vide est des-cendu , sa place en haut est vacante. Ainsi le conducteur supérieur peut,sans perdre un moment, amener son chariot vide , à cette place, et emmenerle chariot chargé qui l’attend.
Voilà par quelles combinaisons simples mais précises , en calculant avecexactitude le temps nécessaire pour chaque détail d’une grande opération, lesingénieurs anglais parviennent à faire très-vite , très-bien et qui plus est àbas prix , les travaux les plus compliqués.
Lorsque j’ai passé pour la seconde fois à Liverpool , on terminait le revête-ment de l’entrée du Dock, du côté de l’ouest. Cette entrée cpii est en arc ren-versé était bâtie suivanL la forme de deux gabarits en bois, lesquels , par le genrede leur structure, ressemblaient assez aux gabarits anglais des couples du mi-lieu d’un vaisseau. Si l’on maintient ces deux gabarits en deux plans verti-caux bien perpendiculaires à l’axe de l’entrée qu’ils représentent, et si Iontend des cordes horizontales, du contour extérieur de l’un au contour extérieurde l’autre, ces cordes représenteront la surface extérieure du revêtement enmaçonnerie. On fait cheminer les gabarits, à mesure que la maçonnerieavance ; car on ne bâtit pas à la fois chaque assise dans toute sa longueur.Les gabarits sont maintenus par des étais , dans leur position verticale ; ilssont composés de planchettes ayant en largeur de douze à quinze centi-mètres, et consolidés par des traverses ayant vingt-cinq centimètres de large.A l’aplomb du revêtement en construction, se trouve établie, sur un écha-faud , une file de chèvres dont les pieds sont contigus ; elles servent à descen-dre les pierres jusqu’à l’assise que les ouvriers sont occupés à poser.
Au lieu d’entourer les pierres avec des chaînes , comme on le fait pourcelles qu’on débarque avec la grue mise en action par la machine à vapeur,on se sert d’un joli système de coins qui entrent dans un trou fait sur le blocà enlever : de même que les trois pièces d’un embouclioir de botte entrent dansla botte. Les trois coins une fois ajustés , leur tète présente trois trous en lignedroite. Une main de fer emboîte l’ensemble des trois coins dont la percée setrouve prolongée à travers les deux bouts de cette main. Les cinq trous sontenfilés par une cheville à clavette. La main de fer est saisie avec le croc de lachaîne de traction mue par la chèvre. Ce système , aussi simple qu’écono-mique , est d’origine française.