COTES ET PORTS. 197
du golfe de Solway. En tournant à l’ouest nous visiteronssur la côte du Cumberland , plusieurs ports dignes d’attention ;ils doivent leur richesse au Ira tic du charbon fossile qu’ontire de ce comté , pour le transporter en Irlande et dans la Bal-tique, où l’on prend en retour des bois , du fer , du lin , etc.
I. Mary-Port qui ne comptait, il y a soixante-dix ans, qu’unemaison passable, avec une quarantaine de huttes , possède au-jourd’hui 3,5x4 habilans. Cette ville est située à l’embouchurede l’Ellen, dont les rives ont été munies de jetées en bois ettle quais en pierre, pour l’accostage des navires. Mai'y-Portest à la fois un centre de pêche, et une place de bains.
II. iVorkington se trouve à l’embouchure de la Derwent,sur laquelle on a construit, en 1763, un pont de ti’ois ar-ches. De cette ville jusqu’à Londres, quoiqu’il y ait 5oo kilo-mètres , on conduit dxx saumon, sur des chevaux qxxi courentla poste jour et nuit. Workinglon, qui compte 6,439 habi-t-ans, a ciéé beaucoup d’ateliers, de manufactures et defonderies , dans son enceinte ou dans son voisinage ; parti-culièrement près des boi’ds de la Derwent, navigable jusqu’àCockermouth, au confluent de ce fleuve et de la CockeivCockermouth est manufacturièi’e , elle a 3,790 habitans.
III. JVhitehaven , peuplée seulement par six familles de pê-cheui'S , au commencement du 16 e . siècle , possède aujourd’hui12,438 âmes; elle compte 526 navires, erwegistrés dans sonport, et mesurant 74,661 tonneaux. C’est le havre de refugedes bâtimens cliai’bouniers qui vont de la Grande-Bi’etagneen Irlande , et qui sont repoussés par des tempêtes. Quand lesvents contraires changent, api’ès quelque durée , on voit sou-vent sortir à la fois de Whitehaven jusqxx’à deux cents navires-.
Wliitehaven commerce avec l’Afrique , les Etats-Unis etles colonies anglaises de l’Amérique. On a commencé, dèsle temps de la reine Anne , à excuser son port et à le dé-