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6,3 (1824)
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187
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COTES ET PORTS. 187

Le grand môle extérieur dont la forme coudée est arrondie , au lieu deprésenter une courbure continue , est un polygone composé dun grandnombre de côtés rectilignes faisant enlreux des angles très-obtus. Le mêmesystème est adopté pour le quai construit depuis peu dannées , devant larsenalde Woolwicli, sur la rive droite de la Tamise. ( Voyez Force Militaire.)

Auprès du port, 011 fait sauter avec la mine une montagne dont ontransporte les pierres , réduites en blocs plus ou moins gros , sur une très-longue route-ornière , pour les conduire jusquà lendroit même de leur miseen œuvre , soit comme simples remblais, soit comme élémens réguliers des revê-temens *. Jai remarqué les grues en bois employées sur le lieu de ces travaux **.

au quart et aux trois quarts des côtés, on a préparé des glissoires tout unies , par les-quelles on fait descendre les bois et dautres matériaux nécessaires aux constructions. Oncompte alternativement quatre ou cinq petits gradins et un grand : la hauteur des petitsgradins est égale à leur largeur, mais les grands ont plus de hauteur que de largeur.

Les chariots mis en usage pour ce genre de transports, méritent une descriptionparticulière. Une plate-forme fixée aux essieux du chariot, porte quatre roulettes pla-cées à égale distance; les plans des quatre roulettes sont tangens à la circonférence dunmême cercle. Un cerceau plat, fixé sous la caisse du chariot, repose à la fois sur le»quatre roulettes: les roulettes et le cerceau sont en fer.

La caisse est formée dun tronc de pyramide quadrangulaire, allongé dans le sens dela marche du chariot. Le cerceau de fer est fixé sur un châssis, sous larrière du fond de lacaisse. Par conséquent, lavant de celte caisse est en saillie. Le châssis, à sa partie anté-rieure, lient nu fond de la caisse par une double charnière, de manière quau besoin onpuisse aisément faire culbuter la caisse. Il suffit pour cela que le centre de gravité de cettecaisse et de sa charge, soit un peu en arrière du plan vertical passant par les charnières :alors il y a stabilité; mais on conçoit que la moindre force peut, quand on le voudra,détruire celte stabilité. Lorsquon doit faire avancer le chariot, on accroche la partiepostérieure de la caisse, à la plate-forme fixée aux essieux. Par ce moyen, la caisse nepeut pas basculer. Le conducteur accroche le palonnier de son cheval à la partie anté-rieure de la plate-forme, et il part.

Arrivé jusquau point déterminé de la route en fer, il doit décharger son chariot :i°. il délèle son cheval ; a°. assisté dun aide qui est toujours au point de déchargement,pour ce genre de service, il décroche la caisse du chariot et la fait tourner dun anglede quatre-vingt-dix degrés; 3°. le conducteur relire les clavettes fixées au quarré debois cloué au cerceau de fer tournant sur les roulettes ; / t °. pendant ce temps, laide ôtela planche qui ferme la partie antérieure de la caisse, et pèse sur cette partie pour faireculbuter la caisse. Alors les matériaux quelle contient tombent à côté et en dehors dela route en fer, et roulent sur la pente on les décharge. Le cliarriot est évidem-ment disposé pour décharger, en avant de la route , sil est nécessaire, sans avoir besoinpour cela de faire tourner la caisse.

** Elles se composent : i°. dun haut montant tenu daplomb par des haubans qui