l88 FORCE COMMERCIALE.
M. Tcli'ord a donné le projet des travaux d’Ardrossan. Le bassin flottantaura , d’après ses plans , 3oo mètres delong, sur 100 de large •, il sera creuséde manière à contenir une hauteur d’eau de 4 mi;t ‘,88 , pour 80 a 100 naviresd’un fort tonnage. La jetée du sud aura 600 mètres , et celle du nord 3oo.
Au sud-est d’Ardrossan , nous rencontrons le petit port deSalt-coats , qui n’a rien de remarquable} son commerce estdu meme genre que celui d’Irvine dont nous parlerons dansun instant. Lorsqu’on va par terre de Salt-coats a Irvine, ontraverse le village de Kilwinning, célèbre dans les fastes de lafranc-maçonnerie.
Irvine , bâtie sur la rive gauclte et presqu’à l’embouebure dela rivière de ce nom, compte cinq mille liabitans, dont le tralicprincipal, comme celui de Salt-coats , a pour objet de trans-porter en Irlande, les charbons fossiles du comté d’Ayr : onsait que l’Irlande a peu de mines de bouille, et ne les exploitepas. Le nombre des bâtimens enregistrés à Irvine est de 121 ,mesurant 10,487 tonneaux.
Dans ce port, les navires échouent de basse mer, vers la rive droite desont roidis sur des pitons enfoncés dans les roches du sol ; 2°. d’une traverse horizon-tale , encastrée d’un bout dans le montant avec lequel elle est jointe, en dessus et en-dessous , par une pièce oblique ou jambe de force.
A l’extrémité saillante de la traverse, et contre une de ses faces, est fixé un rouet demétal. Sur la face correspondante du montant et vers le haut un second rouet est établi.La chaîne destinée à soulever les fardeaux a son attache en dehors du rouet de la tra-verse, tout-à-fait au bout de cette traverse. De là, cette chaîne passe : i°. dans un rouetà la chape duquel sont fixés les crochets qui saisissent le fardeau; 2°. dans le rouet de la tra-verse ; 3°. dans le rouet du montant; ensuite la chaîne descend le long de ce montant, etvient s’enrouler sur un cylindre horizontal ou treuil fixé contre le bas du montant meme ,et mobile par le moyen d'un engrenage à roue dentée et à pignon, mû par une doublemanivelle. Un saucier en fer, à demi enterré dans le sol, reçoit la pointe d’un pivot sail-lant; la queue de ce pivot, qui est en fer, est enfoncée comme une cheville dans le pieddu montant. Les haubans sont fixés, en haut, sur un collier dans lequel tourne librementla tête de la grue, lorsqu’on tire à la main le fardeau que la machine tient suspendu,ou la chaîne qui sert à suspendre ce fardeau. On voit, par-là, qu’on peut aisémenttransporter les grues de ce genre : i°. en faisant avancer par degrés le saucier qui porteleur pied; 2°. en larguant les haubans de derrière, roidissant ceux de devant , et, detemps à autre, changeant de position le point d’attache des haubans sur le sol.