COTES ET PORTS. 179
rière, les produits qu’il serait essentiel d’obtenir et de rendreplus parfaits, plus élégans, plus durables ou plus écono-miques , afin de satisfaire aux goûts , aux besoins du paysnatal et des contrées étrangères d’où l’on peut espérer des re-tours avantageux, etc.
Glasgow contient trois grandes bibliothèques dans lesquelleson n’entre qu’en payant, et beaucoup de petites bibliothèquesformées par des associations d’ouvriers. Les sociétaires four-nissent , par semaine ou par mois, une quote-part qui va dedix à vingt centimes. Un agent administre ces fonds , achèteet prête les livres, etc. C’est encore un genre d’institutions queje voudrais voir introduit dans nos cités.
La position de Glasgow est admirable pour le commerce et1 industrie : dans son voisinage sont d’abondantes mines d’uncharbon fossile que l’on amène à bas prix, sur le canal deMonkland. Par le Clyde , par le Fortli et le canal qui joint cesdeux fleuves, les produits dont cette ville est l’atelier ou l’en-trepôt , peuvent être envoyés dans les deux mondes , ou en ve-nir, suivant les routes les plus directes et les plus économiques.
Avant 1707, Glasgow ne faisait guère de commerce qu’a-vec la Hollande, en doublant le nord de l’Écosse ; navigationlongue et dangereuse. Par l’Acte d’Union, elle obtint la libreentrée de ses navires , dans les ports de toutes les coloniesbritanniques. Bientôt elle devint pour la France l’entrepôt destabacs du Maryland et de la Yirginie. En 1725 furent établies,dans son sein, des manufactures de toiles, de linons et de ba-tistes *, elles fournirent la plus riche partie des exportations,jusqu’à l’époque où l’on y confectionna la mousseline.
Glasgow est le premier endroit de la Grande-Bretagne oùl’on a fabriqué du ruban de fil. En 1732, un particulier decette ville amena de Hollande , au péril de sa vie , deux métiersà ruban , avec un ouvrier pour les manœuvrer. J’aime à mar-