i8o FORCE COMMERCIALE,
quer ces commencemens d’une nouvelle branche d’industrie.Dans chaque contrée, ils ont toujours lieu par des sacrilicesmomentanés , et conduisent ensuite à des gains immenses.
La révolution de l’Amérique septentrionale vint changer lalace du commerce, en même temps que les relations politi-ques entre l’ancien et le nouveau monde. Glasgow s’en ressentitparticulièrement : elle faisait presque tout le négoce de celtepartie de l’Amérique. Ce négoce, interrompu durant la guerre,ne put être rétabli que sur de nouvelles bases, et en partieavec des objets d’échange , autres que les produits précédem-ment offerts et reçus.
Vers le même temps , Arkwrighl introduisait dans la Grande-Bretagne , les procédés de filage du coton par le moyen d’uneméchanique. Les habitans de Glasgow s’approprièrent avecavidité, ce nouveau genre de fabrication. Voilà l’époque oùleur industrie prit son plus beau développement. C’est alors queleurs manufactures de tous les genres se multiplièrent à l’envi.Ils apprirent à travailler, avec un égal succès, le chanvre, lelin et la laine. Ils établirent des fonderies de fer jusque dansl’enceinte de leur ville. Au lieu de se borner, comme aupara-vant , à fabriquer pour suffire à l’échange des cargaisons queleurs navires allaient chercher dans les colonies , ils fabriquèrentpour approvisionner Londres et les principaux marchés del’Angleterre. Bientôt ils étendirent leurs relations commer-ciales sur tous les rivages du continent européen.
Glasgow compte aujourd’hui cinquante-quatre filaturesconsidérables, qui font aller à peu près six cent mille fuseaux.Le capital immeuble et meuble de ces établissemens est estimé25 millions de francs. Pour tisser le coton , dix-huit usinesfont aller, par une force méchanique, 2,800 métiers ; sanscompter 32 ,000 autres métiers mus par la main de l’homme.Dix-huit imprimeries sur toile, donnent un nouveau prix