1-8 FORCE COMMERCIALE.
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comptent 1,400 garçons et autant de filles. N’oublions pasl’école de ménage pour les adolescentes. On leur y montre àcoudre, à tricoter, et à filer, trois fois par semaine, le soir,après qu’elles ont quitté leur travail ordinaire. Là, cent vingtjeunes filles apprennent en même temps à devenir d’utilesménagères, pour dix centimes par semaine !
Elèves de toutes les écoles gratuites. 6,5 16
Elèves de toutes les écoles payantes. io,a83
Voilà donc 16,799 en f ans des deux sexes qui suivent à lafois les écoles d’une seule ville. Ce résultat est admirable, etnous explique en grande partie le progrès des arts industriels,au sein de Glasgow. Dans tous les ateliers que j’ai visités,j’ai trouvé des ouvriers pleins d’instruction, appréciant avecsagacité les pratiques de leur art, et jugeant sainement laforce de leurs outils et le jeu de leurs machines ; j’ai remar-qué dans le détail d’une foule de professions , des perfection-nemens raisonnés, dus à cette universalité d’instruction, chezla classe ouvrière. C’est un fait que je livre à la méditation deshabitans de Lyon , de Rouen, de Lille, de Marseille, deNantes, de Bordeaux et de toutes nos villes qui ne peuventattendre que de l’industrie, l’accroissement de leur richesse etde leur renommée.
Glasgow possède trois sociétés académiques : la premièredestinée aux lettres , aux sciences et aux arts ; la deuxième, auxsciences naturelles, ainsi qu’à leurs applications aux arts utiles }la troisième, sous le titre de société littéraire et commerciale,s’occupe surtout d’industrie. Nous devrions avoir une sembla-ble société, dans chacune de nos grandes villes et dans nos portsde commerce. Ses membres feraient la statistique des importa-tations et des exportations 5 ils chercheraient les moyens d’ouvrirde nouvelles branches de négoce, et de donner aux anciennes uneprospérité nouvelle j ils indiqueraient à l’industrie manufaetu-