COTES ET PORTS. 177
125,ooo fr., pour donner un prix annuel, à quiconque in-ventera ou perfectionnera la machine la plus utile aux arts.
En 1795, Anderson , professeur à l’Université de Glasgow,fonde, en faveur de l’industrie, F Institution Andersonnienne *,la dote et lui lègue sa bibliothèque, sa collection d’instru-mens, etc. Dans cet établissement, on enseigne aux jeunesartistes, les mathématiques, la géographie, la physique, lachimie , la médecine et la pharmacie : la chimie appliquée auxarts y est professée par le docteur Urc. Je dois à l’obligeanceextrême de ce savant, d’avoir bien connu l’industrie et lesinstitutions d’une ville si digne d’être étudiée.
11 faut citer avec enthousiasme les fondations établies dansGlasgow pour instruire les enfans de la classe indigente.Douze écoles dominicales et six écoles dites du Sabbath, for-ment à la fois près de 2,000 sujets. A chaque école est attachéeune petite bibliothèque, dont les ouvrages sont choisis pour labonté de leur littérature et la pureté de leur morale. Afind’accroître cette bibliothèque , les parens des élèves donnent,s’ils en ont le moyen , dix centimes par mois. Dans ces éco-les , les administrateurs, les maîtres et les répétiteurs exercentgratuitement leurs nobles fonctions. Trente-cinq écoles duSabbath au soir, établies dans la ville et dans ses environs,
* L’administration de l’établissement est organisée sur un plan qui mérite d’êtreconnu : elle est soumise à la surveillance d’un conseil général formé de neuf classes ,ayant neuf membres chacune. Ces classes sont celles : i°. des corps de métiers de laville; 2 0 . des agriculteurs; 3°. des artistes; 4°- des manufacturiers; 5°. des médecinset des chirurgiens ; 6°. des gens de loi ; 7 0 . des théologiens ; 8°. des savans ; g°. des pa-rens du fondateur. Chaque classe élit annuellement un administrateur, pour la repré-senter et pour gérer en son nom ; les neuf administrateurs élisent de même annuelle-ment leur président, leur secrétaire et leur trésoriex’.
Les pi’ofesseurs sont choisis à la majorité des suffi'ages , par les quatre-vingt-uncommissaires. Chaque année , les comptes des neuf administrateurs doivent être rendusau conseil généi’al de ces commissaires, qui sont nommés pour la vie.
Observons bien que le gouvernement n’entre pour rien dans cette administration, nidirectement, ni indirectement.
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